Christine Schraner Burgener prendra la tête du Secrétariat d'Etat aux migrations

Christine Schraner Burgener prendra la tête du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) le 1er ...
Christine Schraner Burgener prendra la tête du Secrétariat d'Etat aux migrations

Christine Schraner Burgener prendra la tête du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) le 1er janvier 2022. L'actuelle envoyée spéciale de l'ONU pour la Birmanie dispose d'une longue carrière de diplomate.

'Mme Schraner Burgener est la personne idéale pour ce poste', a loué la ministre de la justice Karin Keller-Sutter devant la presse à Berne. Elle dispose d'une riche expérience professionnelle tant en Suisse qu'à l’étranger.

Christine Schraner Burgener a notamment été ambassadrice en Allemagne au milieu de la crise des réfugiés de 2015, a pointé la conseillère fédérale. La question migratoire l'a également largement occupée en tant qu'ambassadrice en Thaïlande. Lors de son actuel mandat, elle doit faire face à la crise des Rohingyas.

Tout au cours de sa carrière, elle a aussi occupé de nombreuses fonctions à Berne au sein du Département fédéral des affaires étrangères. Elle connaît bien l’administration fédérale, dispose de grandes compétences sociales et de capacités marquées de communication et de négociation.

Défis à relever

'Avec le SEM, Christine Schraner Burgener reprend une unité administrative où travaillent près de 1000 personnes', a poursuivi Karin Keller-Sutter. Le secrétariat est en charge des dossiers importants que sont la migration et l'asile.

Plusieurs défis devront être relevés: consolider les nouvelles structures du SEM, trouver des majorités politiques sur des thématiques sensibles, mais aussi assurer que la voix de la Suisse soit entendue lors de l'élaboration du nouveau pacte de migration sur l'asile au niveau européen.

Mme Schraner Burgener, 57 ans, se réjouit de les empoigner. 'La migration et ses origines touche tout le monde d'une manière ou d'une autre. Elle continuera à augmenter, à cause des persécutions, des guerres, des famines, des changements climatiques ou encore des pandémies.'

Occupée par ces thématiques migratoires tout au long de sa carrière, la future cheffe du SEM fondera son approche sur le droit. Comme par le passé. 'J'entends aussi mettre en oeuvre avec succès la politique du Conseil fédéral et du Parlement.'

Question birmane

Pour Christine Schraner Burgerner, prendre les rênes du SEM est une suite logique de sa carrière. 'J'ai toujours oeuvré pour les intérêts suisses, y compris à l'étranger. La politique intérireure est aussi la politique extérieure, et inversément. De plus, avec l'âge, on aime toujours plus être à la maison.'

Revenant sur son mandat actuel, Mme Schraner Burgener a réfuté tout abandon de poste au milieu d'une crise, alors qu'elle est la seule interlocutrice de la junte. 'J'espère pouvoir faire bouger les lignes dans les mois suivants. L'objectif est de réinstaurer le gouvernement précédent.' Raison pour laquelle elle ne prendra ses fonctions qu'au 1er janvier 2022.

'Si je n'arrive pas à mes fins, la junte s'établira. Et il sera très difficile de changer quelque chose', a-t-elle poursuivi, reconnaissant également une certaine fatigue après trois ans de mandat. Le poste a en outre été mis au concours en octobre, soit avant le putsch de l'armée, a ajouté Karin Keller-Sutter.

Pour assurer l'interim, Mario Gattiker poursuivra son engagement jusqu’à la fin de 2021, soit trois mois au-delà de l’âge ordinaire de la retraite. Il avait pris, en 2012, la direction de l’Office fédéral des migrations, devenu le Secrétariat d’État aux migrations en 2015.

/ATS