Pour bien gérer une pandémie, il vaut mieux la prévenir

L’étude BEready de l’Université de Berne a déjà collecté des échantillons de sang auprès de ...
Pour bien gérer une pandémie, il vaut mieux la prévenir

L’étude BEready de l’Université de Berne a déjà collecté des échantillons de sang auprès de 2000 habitants du canton de Berne. Cette approche menée sur le long terme vise à disposer de données de référence comparables en cas de pandémie.

Prévenir les épidémies, un enjeu majeur selon une étude de l'Université de Berne. (Photo : archives). Prévenir les épidémies, un enjeu majeur selon une étude de l'Université de Berne. (Photo : archives).

Un pas en avant pour mieux réagir face à une future pandémie. L’étude BEready annonce être prête, dès fin janvier, à mobiliser son réseau en cas de contagions massives. Ce projet bernois vise à récolter des données sur la santé auprès de ses plus de 2000 participants. Une méthode utilisée afin d’aider les autorités à mieux réagir face à de futures épidémies. En plus des 1400 foyers déjà impliqués, 200 animaux de compagnie participent également à la démarche. Cela permet notamment d’identifier les pathogènes transmis par nos compagnons.

Le 27 décembre représente la Journée internationale de la préparation aux épidémies. À cette occasion, Eva Maria Hodel, gestionnaire du projet BEready à l’Université de Berne, revient sur les premières phases de l’étude.

La première étape a permis de recruter un grand nombre de personnes. Celles-ci acceptent de partager ponctuellement des informations sur leur mode de vie, leur dossier médical et leur carnet de vaccination. L’étude a aussi évalué leur capacité à prélever eux-mêmes certains échantillons, comme des frottis nasaux, ce qui représente un avantage en cas de confinement par exemple.


Prévenir plutôt que guérir

Récolter des données en amont afin de mieux réagir à une progression massive des contagions s’avère être une méthode inédite en Suisse et à l'étranger. D’après les responsables de l’étude, pour bien gérer une pandémie, il vaut mieux la prévenir. «Quand le Covid-19 est apparu, nous n’avions pas de données à disposition, ce qui était une erreur d’un point de vue épidémiologique», estime Eva Maria Hodel. Sans ces informations, impossible de disposer d’une base de comparaison.

Eva Maria Hodel : « Quand le Covid-19 est apparu, nous n’avions pas de données à disposition. »

Les échantillons réguliers et les réponses aux questionnaires de santé permettront de comparer les données en cas de pandémie. Autrement dit, ces informations serviront à suivre l’évolution des pathologies et anticorps sur le long terme.

Admettons qu’une personne contracte la grippe saisonnière, il sera possible de découvrir si ses anticorps offrent également une protection face à un nouveau virus. L’étude pourra également analyser les échantillons des participants qui réagissent mieux à certaines maladies afin de comprendre les mécanismes qui favorisent leur réponse immunitaire. Cette démarche permet de mettre en lumière un historique de données sur le long terme.

L’étude BEready de l’Université de Berne doit encore compléter sa liste de participants pour atteindre les 1’500 foyers prévus. Les responsables du projet estiment que cet objectif sera atteint d’ici fin janvier. À ce moment-là, le réseau sera entièrement opérationnel pour être mobilisé en cas de future pandémie. Bien que l’étude se limite au canton de Berne, son but est de transmettre les résultats à une échelle plus large. /ehe


 

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