Ambulatoire et stationnaire financés de manière uniforme

Les traitements médicaux ambulatoires et stationnaires, ainsi que les soins devraient être ...
Ambulatoire et stationnaire financés de manière uniforme

Ambulatoire et stationnaire financés de manière uniforme

Photo: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Les cantons devront également financer les soins ambulatoires. Le Conseil des Etats a accepté jeudi par 29 voix contre 6 un projet qui prévoit un financement uniforme des traitements médicaux ambulatoires et stationnaires entre les cantons et les caisses maladie.

La réforme fait suite à une initiative déposée en 2009 par Ruth Humbel (C/AG). Actuellement, les cantons financent les prestations stationnaires à hauteur d'au moins 55%, le reste étant pris en charge par les assureurs-maladie, donc les payeurs de primes. Dans le secteur ambulatoire, les prestations sont assumées à 100% par l'assurance obligatoire des soins.

Les soins ambulatoires étant moins chers que les soins stationnaires, la tendance est aux traitements ambulatoires. Mais cela pousse le coût vers les assureurs, a rappelé Erich Ettlin (C/OW) au nom de la commission.

Le projet du National demande que les cantons mettent la main au porte-monnaie aussi en cas de traitement ambulatoire d'un assuré. Par 28 voix contre 11, les sénateurs ont fixé la part respective à payer par les cantons et les assureurs. Les premiers devraient financer au moins 26,9% des prestations, et les seconds 73,1%, indépendamment du fournisseur et du lieu où les prestations sont fournies.

Risques et bénéfices

La gauche s'est montrée sceptique face au projet. 'La réforme se fait à nouveau sur le dos des assurés', a lancé Marina Carobbio (PS/TI). Et Paul Rechsteiner (PS/SG) d'abonder: 'Les risques sont plus importants que les bénéfices'.

Un financement uniforme ne peut pas résoudre tous les problèmes du système de santé, lui a rétorqué Pirmin Bischof (C/SO). 'Mais il n'apporte pas de risques ou de frais supplémentaires.' Ce financement a l'avantage d'éliminer une différence absurde entre le stationnaire et l'ambulatoire. 'La réforme est judicieuse', a également estimé le ministre de la santé Alain Berset.

/ATS
 

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