Didier Burkhalter veut mettre sur les rails l'Agenda 2030 de l'ONU

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a remercié la Suisse vendredi à Zurich pour son ...
Didier Burkhalter veut mettre sur les rails l'Agenda 2030 de l'ONU

Didier Burkhalter veut mettre sur les rails l'Agenda 2030 de l'ONU

Photo: Keystone

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a remercié la Suisse vendredi à Zurich pour son engagement en faveur de la lutte contre la pauvreté. Un défi attend maintenant l'organisation internationale: la mise en oeuvre de son Agenda 2030 pour le développement durable.

'Il reste beaucoup à faire en matière de coopération internationale. L’Agenda 2030 est là pour nous guider', a déclaré Didier Burkhalter à l'occasion de la Conférence annuelle de la Direction du développement et de la coopération (DDC) et du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO).

'Dans les starting-blocks'

Il s'agit maintenant de mettre en oeuvre ce programme. 'Et la Suisse, consciente de ses responsabilités, souhaite être dans les starting-blocks pour aborder cette nouvelle phase' a précisé le responsable du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE).

En Suisse, sa mise en application se joue sur le plan national et international. La réalisation au niveau du pays intervient dans le cadre de la stratégie pour le développement durable 2016-2019. Le Conseil fédéral est amené à se prononcer sur cette question prochainement.

Le principal instrument de la mise en œuvre au niveau international est le message sur la coopération internationale pour la période 2017-2020. Le Parlement doit délibérer sur cet objet cette année.

Afrique et Orient

Concrètement, 'les efforts de la Suisse dans le domaine du développement vont, au cours des prochaines années, porter sur les contextes fragiles, en particulier en Afrique ainsi qu’au Proche et au Moyen-Orient', a expliqué le conseiller fédéral.

Deuxièmement, Berne compte mettre plus l'accent sur la dimension environnementale dans ses activités de développement. Mais le gouvernement helvétique ne compte pas négliger la pauvreté pour autant en insistant encore davantage sur la formation et la promotion d'une croissance économique durable.

'La parité des sexes est un autre thème qui aura également tout notre intérêt. Les inégalités sur ce plan demeurent l’un des principaux facteurs de la pauvreté', précise Didier Burkhalter. Enfin, le renforcement de la coopération entre secteur public et secteur privé est au menu du programme helvétique.

Financement

'Pour mettre en oeuvre l'Agenda 2030, les ressources financières nécessaires sont disponibles. Mais il faut en affecter davantage à la réalisation des objectifs de développement durable, tout en prenant des mesures pour empêcher les afflux de fonds illicites en provenance des pays en développement, a informé Manuel Sager, directeur de la DDC.

Pour l'ambassadeur Raymund Furrer, chef de la Coopération et développement économique au SECO, les possibilités de financement de la coopération au développement doivent être exploitées de manière 'plus innovante et mieux ciblée'.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui a ouvert la rencontre, a remercié la Suisse pour son engagement en faveur de la lutte contre la pauvreté. Dans son discours, il a estimé que l’Agenda 2030 impliquait l’obligation de ne laisser personne au bord du chemin et de donner la priorité aux plus défavorisés.

/ATS


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