Berne décide du soutien de l'armée pour les soins et la vaccination

Face au nombre de contaminations et à la situation dans les hôpitaux, le Conseil fédéral a ...
Berne décide du soutien de l'armée pour les soins et la vaccination

Berne décide du soutien de l'armée pour les soins et la vaccination

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Face au nombre de contaminations et à la situation dans les hôpitaux, le Conseil fédéral a décidé d'offrir à nouveau l'appui de l’armée. Jusqu’à 2500 militaires pourront être déployés pour les soins, la logistique et la vaccination à la demande des cantons.

Le Conseil fédéral n’exclut pas que les cantons atteignent les limites de leurs capacités, selon le communiqué publié mardi. Comme il l’avait déjà fait au printemps et à l’automne 2020, le gouvernement a donc décidé de soutenir le système de santé par un troisième service d’appui.

L'armée n'interviendra toutefois que lorsque tous les moyens civils auront été épuisés, a précisé le Département de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). L'engagement sera limité au 31 mars 2022. Comme il durera plus de trois semaines, il doit encore être approuvé par le Parlement: le message à ce sujet sera adressé aux Chambres.

Demandes de trois cantons

Jusqu'à présent, trois cantons - le Jura, Neuchâtel et le Valais - ont demandé l'aide de l'armée au cours des derniers jours, comme l'a confirmé un porte-parole de l'armée à l'agence Keystone-ATS.

Les cantons qui demandent de l'aide doivent démontrer qu'ils ont déployé tous les autres moyens et instruments à disposition, comme la protection civile, le service civil, les pompiers ou le secteur privé. Ils doivent en outre prouver qu’aucun personnel supplémentaire ne peut être recruté sur le marché du travail et qu’ils ont épuisé toutes les possibilités de recourir aux chômeurs, étudiants en médecine, samaritains et bénévoles.

Pour obtenir l'appui de l'armée, les cantons doivent en outre démontrer que d'autres hôpitaux ne peuvent pas prendre en charge des patients et que les interventions non urgentes ont été reportées pour libérer des capacités, précise le communiqué.

Personnel spécialisé

Les militaires pourront être affectés aux soins de base et aux traitements dans les hôpitaux ainsi qu'à la vaccination, sous la responsabilité médicale cantonale et sous conduite civile. Ils auront aussi à aider au transport de patients contaminés, en fournissant des véhicules adaptés avec conducteurs. Enfin, ils apporteront un renfort aux unités de soins intensifs.

Ces prestations seront fournies en premier lieu par des militaires en cours de répétition, par des volontaires avec une formation sanitaire et par des troupes sanitaires en service long. Une convocation supplémentaire n'est pas à l'ordre du jour.

Les demandes des cantons seront examinées et traitées par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). L'Etat-major fédéral Protection de la population (EMFP) vérifie quant à lui, avec la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé, si la condition de subsidiarité est remplie et répond aux demandes des cantons.

/ATS