Berne poursuit son engagement au Sri Lanka

Le ministre sri-lankais des Affaires étrangères, Mangala Samaraweera, et son homologue Didier ...
Berne poursuit son engagement au Sri Lanka

Berne poursuit son engagement au Sri Lanka

Photo: Keystone

Le ministre sri-lankais des Affaires étrangères, Mangala Samaraweera, et son homologue Didier Burkhalter ont jeudi, à Berne, signé une déclaration d’intention en vue de consultations politiques régulières. La Suisse entend soutenir le processus de réforme en cours.

Le Sri Lanka demeure un pays d'intervention prioritaire pour la Suisse en matière de politique de paix. Près d'un an après sa visite au Sri Lanka et les discussions qu'il y a menées avec des représentants du gouvernement sri-lankais et de groupes tamouls à Colombo et à Jaffna, M. Burkhalter s'est montré positif, félicitant M. Samaraweera pour les progrès accomplis ces derniers mois sur le front de la paix.

Les discussions ont jeudi en grande partie porté sur le déroulement du programme de réforme et de réconciliation mené par le nouveau gouvernement sri-lankais. Après l'élection de Maithripala Sirisena à l'élection présidentielle de janvier 2015, une série de réformes ont été initiées.

M. Burkhalter a confirmé que la Suisse va apporter son soutien dans différents domaines, notamment dans le traitement du passé, le renforcement de la sécurité et de l'état de droit.

La collaboration entre les deux Etats va également porter sur la question migratoire. La guerre qui a déchiré le Sri Lanka pendant près de trente ans a en effet contraint des centaines de milliers de personnes à quitter leur pays. La Suisse compte actuellement plus de 50'000 Sri-Lankais.

'Nous garantissons la sécurité aux ressortissants qui reviennent au pays', a insisté M. Samaraweera. 'Nous encourageons même nos citoyens à revenir pour participer à la reconstruction du pays, a-t-il ajouté.

Torture toujours pratiquée

Toutefois, même si une amélioration du climat général a été observée depuis le lancement du processus de réconciliation, la porte-parole d'Amnesty International, Nadia Boehlen, interrogée par l'ats, relativise: 'Outre l'existence d'une loi antiterroriste qui permet l'emprisonnement, la démilitarisation n'a pas encore été entreprise dans le Nord - Nord-Est, pas plus que la rétrocession des terres.'

Rappelant les deux cas de Sri-Lankais renvoyés par la Suisse en 2013 puis arrêtés dans leur pays, la coordinatrice réfugiés de l'ONG remarque qu'un processus tel que celui en cours 'prend du temps'. Elle précise qu'une récente visite sur place, en décembre dernier, a confirmé que la torture y est toujours pratiquée.

/ATS


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