Berne veut mieux combattre le trafic de châles en laine « shahtoosh »

Plus de 70 châles en laine d'antilopes du Tibet, une espèce protégée, ont été saisis en Suisse ...
Berne veut mieux combattre le trafic de châles en laine « shahtoosh »

Berne veut mieux combattre le trafic de châles en laine

Photo: Keystone

Plus de 70 châles en laine d'antilopes du Tibet, une espèce protégée, ont été saisis en Suisse en 2015. L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) tire la sonnette d'alarme. Les contrôles aux frontières ont notamment été renforcés.

Deux à cinq antilopes sont nécessaires pour fabriquer une seule de ces écharpes en laine dite 'shahtoosh'. Pour les 72 châles saisis lors de 27 opérations en 2015, ce sont donc 288 animaux qui ont été tués, a indiqué l'OSAV mardi devant la presse à Berne.

En 2014, les autorités avaient saisi 29 écharpes en laine d'antilope du Tibet. L'année précédente, 21 autres châles avaient été confisqués, dont six sur le stand d'un commerçant indien pendant la Muba à Bâle. Des coups de filet qui montrent qu'il existe en Suisse un marché pour ces écharpes de luxe, qui représente toutefois selon l'OSAV 'la pointe de l'iceberg de ce commerce illégal international'.

Face à l'intensification des saisies l'an dernier grâce à des contrôles plus fréquents et à la mise au jour d'un trafic de plus grande ampleur, l'office a encore renforcé sa collaboration avec l'Administration fédérale des douanes (AFD) et Fedpol au niveau national, d'après le communiqué. Sur le plan international, il collabore étroitement avec les réseaux spécifiques d'Interpol.

Comme il est impossible de domestiquer les antilopes du Tibet (Phantolops hodgsonii) pour les tondre, elles sont abattues pour leur laine. En un siècle, le nombre de ces animaux, aussi appelés chirus, a reculé de plus de 90%, passant d'une population de plus d'un million à moins de 75'000.

Le commerce international de cet animal et de sa laine, souvent désignée comme la 'reine des laines', est interdit depuis 1979. Le chiru est protégé par la Convention internationale pour la conservation des espèces (CITES), dont l'OSAV constitue l'organe d'exécution suisse.

/ATS


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