Centre KESCHA: il faut d'avantage de curateurs privés

Près de 1100 personnes touchées par une mesure de protection de l'enfant ou de l'adulte ont ...
Centre KESCHA: il faut d'avantage de curateurs privés

Centre KESCHA: il faut d'avantage de curateurs privés

Photo: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Près de 1100 personnes touchées par une mesure de protection de l'enfant ou de l'adulte ont appelé le centre d'écoute et d'assistance KESCHA en 2018. Dans la protection des adultes, les chercheurs appellent à un recours plus systématique à des curateurs privés.

Le centre KESCHA, qui termine son second exercice, 'correspond à une forte demande et à une offre nécessaire', selon son président Guido Fluri, cité dans un communiqué vendredi. Il a apporté un soutien psychologique à 1093 personnes cherchant de l'aide.

Selon une évaluation de l'Université de Fribourg, mandatée par le centre, sur 1644 entretiens de conseil individuel au total, deux tiers concernaient la protection de l’enfant. Dans la minorité de cas concernant les adultes, une large majorité (77,8%) concernent des conflits avec les curateurs mandatés par les autorités.

Curateurs impossible à joindre

Les personnes cherchant de l’aide se plaignent souvent auprès des titulaires de mandat ou des curateurs professionnels qu’ils ont trop peu de temps, qu’ils sont difficiles ou impossibles à joindre, qu’ils restent passifs ou sont surchargés, précise le communiqué. Face à ce constat l'Université de Fribourg recommande de recourir davantage aux curateurs privés, par exemple des membres de la famille ou des personnes privées bénévoles.

Un postulat en ce sens sera par ailleurs déposé par la conseillère nationale Ursula Schneider Schüttel (PS/FR), présidente d’un groupe parlementaire dans la protection de l’enfant et de l’adulte.

Les autorités de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) devraient justifier, en cas d'engagement de curateurs professionnels, pourquoi la nomination d'un curateur privé est impossible. La mesure est soutenue par la Conférence des cantons en matière de protection des mineurs et des adultes.

Signalement de mise en danger

Pour la protection de l'enfant, l’Université de Fribourg recommande une gestion prudente des signalements de mise en danger. Elle a développé un guide en collaboration avec le centre KESCHA. Celui-ci permet d'attirer l'attention sur l'enfant ayant besoin d'aide, également dans les cas de conflits à l'intérieur du couple, qui peuvent affecter l'enfant.

Un signalement de mise en danger est fait à l'APEA lorsque le bien de l'enfant est mis en danger selon une liste de contrôle. S'il n'est pas directement menacé, le guide offre d'autres options, comme parler aux personnes concernées ou recourir à un service spécialisé.

/ATS
 

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