Condamnation à 19 ans de prison et à l'internement pour assassinat

Un ressortissant bulgare a été condamné vendredi à Bienne à 19 ans de prison pour avoir tué ...
Condamnation à 19 ans de prison et à l'internement pour assassinat

Condamnation à 19 ans de prison et à l'internement pour assassinat

Photo: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Un ressortissant bulgare a été condamné vendredi à Bienne à 19 ans de prison pour avoir tué une promeneuse croisée au hasard dans une forêt à Orpond (BE) en 2016. La peine sera suivie d'un internement en raison du risque élevé de récidive.

Le Tribunal Jura bernois-Seeland a reconnu cet homme âgé d'une quarantaine d'années coupable d'assassinat. 'Le prévenu a fait preuve de barbarie et s'est acharné sur sa victime', a souligné le président du tribunal Maurice Paronitti lors de la lecture du jugement.

La victime âgée de 66 ans avait été retrouvée par une promeneuse dans une forêt à Orpond (BE) en juillet 2016. Elle avait été tuée au moyen d'une hache de plâtrier alors qu'elle promenait son chien. Elle présentait une quinzaine de coups portés à la tête. Les enquêteurs avaient écarté une agression à caractère sexuel ou un crime passionnel.

L'accusé avait fouillé la sacoche ventrale de la victime et pris les clés de sa voiture avant de prendre la fuite. Il avait auparavant tenté de dissimuler le corps de la victime, laissant encore le chien attaché à sa maîtresse par la laisse. Il sera arrêté quelques jours plus tard dans la région de Schaffhouse.

Preuves biologiques

Son ADN avait été retrouvé sur le manche de l'arme du crime et sur la sacoche ventrale de la victime. Mais pour lui il s'agissait d'une sorte de complot. Le prévenu, qui a nié les faits en avançant des explications parfois farfelues, n'a pas bronché lorsque la traductrice lui a lu la mesure de la peine.

'Il s'est enfermé dans un déni total', a déclaré le président en relevant l'absence particulière de scrupules de l'accusé et son mobile odieux. Pour le magistrat, la victime s'est trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. 'Le prévenu s'est acharné sur cette pauvre femme', a-t-il ajouté.

Internement

'Une peine toute seule ne suffit pas à écarter le danger', a déclaré le président Maurice Paronitti en ajoutant que pour le tribunal l'internement s'impose en raison du 'danger de récidive évident'. Une expertise psychiatre conclut qu'il souffre d'une forme sévère du trouble de la personnalité correspondant au concept de psychopathie.

En détention provisoire depuis quatre ans, l'accusé a également été reconnu coupable de vol, violation de domicile, dommages à la propriété et séjour illégal notamment. Pour ces infractions, il a écopé d'un an de prison. La peine privative de liberté s'élève au total à 20 ans.

/ATS
 

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