Conseil d'Etat: le PLR reprend la majorité

Le PLR a renversé la majorité du nouveau Conseil d'Etat neuchâtelois, issu des urnes dimanche ...
Conseil d'Etat: le PLR reprend la majorité

Le Conseil d'Etat bascule à droite - Echec des Verts

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Le PLR a renversé la majorité du nouveau Conseil d'Etat neuchâtelois, issu des urnes dimanche, en gagnant trois sièges. Le gouvernement comptera deux femmes, la PLR Crystel Graf et la socialiste Florence Nater. Les Verts n'ont pas réussi à obtenir un fauteuil.

Le Vert Roby Tschopp a été largement distancé avec ses 19'346 suffrages, soit plus de 4000 suffrages en moins que la PLR Crystel Graf, arrivée en 5e position avec 23'567 voix.

Les Verts, qui avaient eu un siège au Conseil d'Etat de 2005 à 2009 avec Fernand Cuche, ont échoué dans leur tentative de revenir au gouvernement. Le PS, qui comptait trois fauteuils sur cinq depuis 2013, perd un siège.

'Apparemment, l'électorat a exprimé une volonté de changement', a expliqué à Keystone-ATS Florence Nater. 'En même temps, ce n'est pas toujours simple d'être majoritaire', a-t-elle précisé.

Les PLR sortants arrivent en tête. Alain Ribaux est 1er avec 25'197 suffrages, devant Laurent Favre (25'175). La socialiste Florence Nater (24'724 voix) est en 3e position devant le sortant socialiste Laurent Kurth (24'356). A La Chaux-de-Fonds, Florence Nater réussit l'exploit d'arriver 1ère, alors qu'elle est établie dans le Bas.

Effet femmes

Laurent Kurth, toujours mal aimé dans la Métropole horlogère depuis son passage au Conseil communal, y arrive dernier. Florence Nater, plus positionnée à gauche, a certainement bénéficié des voix du POP et aussi d'un effet femmes.

Ce dernier avait déjà été marquant au 1er tour, y compris au Grand Conseil. Le législatif est désormais composé de 58 femmes sur 100, une première historique en Suisse pour un parlement cantonal.

Cet élément a joué en faveur aussi de Crystel Graf, même si elle s'en défend. La Chaux-de-Fonnière, qui a aussi bénéficié d'un vote régionaliste, estime surtout que le programme du PLR, centré sur l'emploi en cette période de pandémie, a réussi à convaincre.

Interrogée sur une possible erreur de casting des Verts, avec un candidat qui ne représente pas vraiment l'électorat jeune et féminin du parti, la présidente Christine Ammann Tschopp estime que 'c'était celui qui avait le plus d'atouts et d'expérience'. Malgré sa présence au Conseil communal de Val-de-Ruz, Roby Tschopp n'a pas réussi à convaincre dans sa commune où il est arrivé aussi en dernière position.

Deux femmes pour la 2e fois

Avec l'élection de la PS Florence Nater et de la PLR Crystel Graf, le gouvernement neuchâtelois comptera deux femmes en son sein, pour la 2e fois seulement. Ce fut le cas entre 2001 et 2005 avec la socialiste Monika Dusong et la libérale Sylvie Perrinjaquet.

Le nouveau Conseil d'Etat ne reflète pas vraiment la diversité du Grand Conseil. Le PLR détient 32 sièges sur 100 du parlement issu des urnes le 18 avril et le PS 21 fauteuils.

Même s'il détient la majorité au gouvernement, le PLR ne veut pas faire tabula rasa du passé. Avec un quasi-équilibre droite-gauche au parlement, 'tout est dans la subtilité pour obtenir des consensus solides', a expliqué Alain Ribaux.

Collégialité à poursuivre

'Le gouvernement devra trouver des solutions équilibrées, pour ne pas avoir un bloc contre lui au Grand Conseil. Je suis confiant dans la poursuite de la collégialité avec mes deux collègues PLR sortants', a ajouté Laurent Kurth.

Pour obtenir une majorité qualifiée au Grand Conseil, le Conseil d'Etat devra de toute façon trouver des chemins pour convaincre, a ajouté la socialiste Florence Nater. Au Parlement, la droite détient 52 sièges avec ceux du Centre (4 sièges) et des vert'libéraux (8). Ces derniers vont toutefois jouer un rôle de pivot et pourraient voter avec la gauche, surtout les sujets écologiques notamment.

La participation s'est élevée dimanche à 30,2%, contre 40% en 2013. Lors du 1er tour le 18 avril, le coefficient (32,09%) était déjà plus bas qu'en 2017 (34,2%). Il y a quatre ans, il n'y avait pas eu de second tour.

/ATS
 

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