Couple accusé d'avoir châtié son bébé à mort à Zurich

Un couple a comparu jeudi devant le tribunal de district de Zurich pour avoir systématiquement ...
Couple accusé d'avoir châtié son bébé à mort à Zurich

Couple accusé d'avoir châtié son bébé à mort à Zurich

Photo: Keystone

Un couple a comparu jeudi devant le tribunal de district de Zurich pour avoir systématiquement infligé des châtiments à ses deux filles. Le père est accusé d'être responsable de la mort par étouffement de sa fillette de 10 semaines. Le jugement est attendu mardi.

Coups de louche en bois ou de tapette, douches froides, gifles: la description faite par le procureur des maltraitances ne laisse qu'entrevoir ce qu'ont subi les deux fillettes du couple jusqu'au jour du drame.

En février 2013, alors que la plus jeune des deux pleurait, le père, âgé aujourd'hui de 39 ans, l'a recouverte de coussins et de couvertures parce qu'il voulait être tranquille. Comme les cris ne cessaient pas, il l'a passée sous une douche froide et remise sous les coussins où elle est morte étouffée.

Le procureur a requis une peine privative de liberté de 3 ans et demi pour homicide par négligence ou de dix ans pour homicide par dol éventuel pour le père. Pour la mère, qui a participé aux châtiments, la peine requise est de 18 mois de détention avec sursis.

L'avocat du père a demandé que la peine de son client soit limitée à 9 mois avec sursis pour blessures et voie de fait. Selon lui, l'accusé ne devait pas s'attendre à ce que sa fille meure, car la méthode du recouvrement n'avait jusque-là jamais posé problème. Par ailleurs, il doit encore être prouvé qu'il s'agit bien de la cause du décès.

'Prophète' autoproclamé

Le couple, qui a eu un troisième enfant alors que le père était déjà en détention, est très croyant. Leurs enfants portent des prénoms de l'Ancien Testament.

Le père se serait même qualifié de 'prophète'. Les psychologues lui ont attesté un trouble narcissique.

Enfants placés

Pendant le procès, la mère a déclaré qu'elle savait aujourd'hui qu'elle pouvait avoir une influence sur ses enfants sans avoir recours à la violence. Elle a dit qu'elle souhaitait reformer une famille avec son mari et ses deux enfants restants.

La grande soeur, âgée d'un an de plus que la victime, a été placée. Elle souffre de crises de panique à la vue de l'eau et a peur d'être recouverte. Le petit frère a également été placé.

/ATS


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