Crédit pour la construction d'un bâtiment consacré à la recherche

Les citoyens du canton de Berne ont accepté à une nette majorité un crédit de 141,6 millions ...
Crédit pour la construction d'un bâtiment consacré à la recherche

Crédit pour la construction d'un bâtiment consacré à la recherche

Photo: Keystone

Les citoyens du canton de Berne ont accepté à une nette majorité un crédit de 141,6 millions de francs pour la construction d'un bâtiment destiné à la recherche clinique et la médecine légale. Ce projet était contesté par les opposants aux expérimentations animales.

Ce nouveau bâtiment va accueillir les laboratoires de l'Institut de médecine légale et le Département de recherche clinique de l'Université de Berne. Il s'agit de regrouper les sites disséminés sur 18 endroits dans la capitale.

Cette concentration va renforcer le statut du site médical du canton de Berne. Pour le gouvernement, cet édifice va permettre de créer les surfaces de laboratoire requises et d'offrir les capacités nécessaires à la détention d'animaux pour les expérimentations.

Ce crédit a été accepté dimanche par 286'924 (72,2%) voix contre 110'440 (27,8%) voix. La participation s'est élevée à 54,4%. Le bâtiment offrira une surface totale de 24'000 m2 avec 5 étages en sous-sol et 7 étages en surface. Les installations de garde de souris occuperont 1000 m2.

Luxe et cause animale

Ce crédit adopté sans opposition par le Grand Conseil était contesté par un référendum lancé par un comité opposé aux expérimentations animales. Il dénonçait l'augmentation de la capacité pour l'élevage des animaux de laboratoire.

Pour les opposants au projet, l'extension de laboratoires destinés à pratiquer des tests sur les animaux est inutile et dépassée. Ils ont affirmé que les millions de francs investis dans l'expérimentation animale n'apportaient que des 'gains dérisoires pour la santé humaine'.

Durant la campagne, le gouvernement bernois a affirmé que ce projet de construction n'était pas le cadre adéquat pour relancer le débat sur l'expérimentation animale. Il avait souligné qu'un refus de ce crédit n'aurait rien changé au nombre de tests pratiqués sur des animaux.

Des partis issus de la gauche alternative de la Ville de Berne avaient rejoint en cours de route le mouvement. Eux dénonçaient un projet jugé trop luxueux.

/ATS


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