Des députés fribourgeois demandent de fermer la Prison centrale

Des députés fribourgeois demandent au Conseil d'Etat d'étudier la fermeture de la Prison centrale ...
Des députés fribourgeois demandent de fermer la Prison centrale

Des députés fribourgeois demandent de fermer la Prison centrale

Photo: KEYSTONE/MARCEL BIERI

Des députés fribourgeois demandent au Conseil d'Etat d'étudier la fermeture de la Prison centrale à Fribourg, qui connaît des problèmes de sécurité. Ils plaident pour la création d'un centre judiciaire complet.

L'instrument parlementaire dévoilé lundi est un postulat déposé par la commission de justice du Grand Conseil. Près de 60 députés l'ont signé. Le Conseil d'Etat, qui l'a reçu le 14 février, a cinq mois pour rendre un rapport détaillé sur cette problématique.

Les postulants proposent de créer un centre judiciaire pouvant réunir une prison pour la détention préventive, le Ministère public et le Tribunal des mesures de contraintes. Et de citer l'exemple du centre de Berthoud (BE). Selon eux, il faut mettre fin à une 'situation inadmissible tant du point de vue judiciaire que de coexistence avec les habitants'.

La Prison centrale, située en pleine ville, est la seule du canton destinée à la détention avant jugement. Le Conseil d'Etat lui-même avait déjà évoqué en 2015 l'idée de la remplacer, à long terme, par une prison moderne en périphérie.

Evasion

Mais depuis, des problèmes sont apparus au grand jour: l'automne passé, un détenu dangereux a pu s'échapper au moyen de draps noués. Un rapport, réalisé dans la foulée par un expert externe, a montré des lacunes, liées entre autres au bâtiment et aux équipements techniques. Des mesures urgentes ont été prises. Notamment, des rouleaux de fil barbelé ont été déployés le long des murs.

Reste que l'emplacement urbain de cette prison est problématique en soi, jugent les postulants. Par exemple, des prisonniers invectivent, depuis leurs fenêtres, le personnel d'un accueil extrascolaire ouvert récemment dans le bâtiment d'en face. Et il semble que des prisonniers parviennent à communiquer plusieurs fois par semaine avec des connaissances postées de l'autre côté du mur.

Un argument supplémentaire: le nouveau régime des sanctions entré en vigueur cette année rétablit les courtes peines privatives de liberté. 'Dès lors, il y a fort à parier que le manque de places de détention s'accentuera encore davantage', prévoient les auteurs du postulat, ajoutant que l'emplacement de la Prison centrale rend son agrandissement impossible.

/ATS