Développement durable: l'humain au coeur du processus

Les dirigeants de la planète ont adopté vendredi le programme de développement durable à l'horizon ...
Développement durable: l'humain au coeur du processus

Développement durable: l'humain au coeur du processus

Photo: Keystone

Les dirigeants de la planète ont adopté vendredi le programme de développement durable à l'horizon 2030, promettant un monde meilleur d'ici 15 ans. A New York, Simonetta Sommaruga a parlé d'un 'programme du peuple, par le peuple, et pour le peuple'.

'Nous savons tous que le programme de développement durable à l'horizon 2030 n'est pas un dispositif miraculeux qui va faire disparaître tous les problèmes de la planète', a prévenu Mme Sommaruga, selon la version écrite de son discours à New York dont l'ats a eu copie. Elle juge toutefois l'approche 'très prometteuse'.

La présidente de la Confédération a insisté sur la globalité du programme et la place accordée aux droits humains. 'Il est apparu évident que nous ne pourrions pas nous contenter plus longtemps de promouvoir le développement uniquement dans l'hémisphère sud pendant que l'autre moitié, dite développée, continue comme si de rien n'était', a-t-elle lancé.

La Suisse a décidé de concentrer ses efforts sur cinq objectifs: l'accès à l'eau, l'égalité des sexes et la promotion des femmes, la paix, la santé et la réduction des risques de catastrophes.

Processus citoyen

'Nous déterminerons la façon de mettre en oeuvre les objectifs (...) dans les nouvelles stratégies du Conseil fédéral', a indiqué Mme Sommaruga, rappelant l'importance de la participation des citoyens dans le processus. Cela a déjà été le cas dès le début des travaux, et cela se poursuivra dans la mise en oeuvre des objectifs.

'L'un des plus grands défis en cette ère de la mondialisation consiste à instaurer à nouveau davantage de proximité et de confiance entre les citoyens, la politique et les institutions', a-t-elle déclaré.

La présidente de la Confédération présentera encore lundi les priorités de la Suisse lors du débat général de l'Assemblée des Nations unies. Le chef du Département fédéral des Affaires étrangères, Didier Burkhalter, sera pour sa part dimanche à New York afin de participer à plusieurs rencontres bilatérales avec pour principaux thèmes cette année: le terrorisme et la guerre en Syrie.

Accord 'solide et universel'

Avant son discours, d'autres dirigeants ont défendu le programme de l'ONU, parmi lesquels Angela Merkel. La chancelière allemande a préconisé de 'traiter les causes' de l'exode des réfugiés qui 'fuient la terreur et la violence', soulignant que la paix était 'une condition préalable' au développement.

Le climat s'est ensuite imposé comme thème de prédilection. 'Nous devons nous mettre au travail, tout de suite', a dicté le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Il a 'demandé à tous les gouvernements d'adopter à Paris un accord sur le climat solide et universel'.

Enfin, le Premier ministre indien, Narendra Modi, a salué 'la prééminence accordée au changement climatique' dans les objectifs et a 'espéré que les pays développés tiendront leurs engagements'.

Fin de la pauvreté

Le sommet réunissait plus de 150 chefs d'Etat et de gouvernement au siège de l'ONU à New York. Ils devaient se fixer 17 objectifs de développement durable, déclinés en 169 'cibles'.

L'objectif numéro un est l'élimination de la pauvreté sous toutes ses formes d'ici 2030, alors que 836 millions de personnes vivent actuellement avec moins de 1,25 dollar par jour. Il faudra également assurer l'accès de tous à l'éducation et à la santé, lutter contre les inégalités ou encore promouvoir la bonne gouvernance.

Cette liste a été négociée pendant trois ans par les gouvernements avec la participation du secteur privé et de plusieurs ONG. Ce chantier pharaonique fait suite aux Objectifs du Millénaire pour le développement (MDG), qui portaient sur la période 2000-2015. Le nouveau plan d'action s'appliquera aussi aux pays développés.

Chaque pays restera libre d'appliquer ou non les objectifs et choisira les moyens de le faire. En outre, des indicateurs permettront d'évaluer les progrès accomplis. Les principales difficultés seront de financer ce chantier, de s'assurer que les gouvernements le respectent et de faire que 'personne ne soit laissé de côté' dans la course au développement.

/ATS


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