Faux départ pour les écoles de recrues à la maison

L'école de recrue qui a démarré lundi pour 12'000 jeunes Suisses a connu un faux départ pour ...
Faux départ pour les écoles de recrues à la maison

Faux départ pour les écoles de recrues à la maison

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

L'école de recrues qui a démarré lundi pour 12'000 jeunes Suisses a connu un faux départ pour ceux qui étaient censés commencer leur instruction à la maison. Beaucoup n'ont pas pu se connecter au système en raison d'un problème technique.

Un dérangement est survenu dans le système d’e-learning. L'armée n'a pu rétablir la situation qu'en début d'après-midi. En fin de journée, un peu plus de 3000 des 4800 recrues à domicile avaient pu se connecter, a indiqué Stefan Hofer, porte-parole à l'armée, à Keystone-ATS. Le programme fonctionne mais n'est pas encore stable à 100%, a-t-il précisé. L'origine de la panne n'est pas claire.

L'armée avait pourtant bien préparé cette formation en ligne et augmenté la bande passante à l'avance. Les cours manqués devront être rattrapés. L'armée a prévu six heures d'instruction par jour. Comparé à une journée 'normale' d'école de recrues de 12 heures ou plus, ce rattrapage est jugé justifié, a ajouté M. Hofer. Ce d'autant plus que les concernés peuvent aménager leur journée comme ils l'entendent.

L'école de recrues a démarré pour 12'000 jeunes. Covid oblige, 7200 devaient se présenter à la caserne, tandis que 4800 autres ont pu rester à la maison. Ce deuxième groupe entrera en service le 8 février, mais il doit en attendant suivre un programme à distance. Ce début échelonné permet de réduire les risques d’infection au Covid-19 au sein de la troupe.

Tests obligatoires

Pour éviter toute contagion, les 12'000 recrues sont testées au sars-cov-2 dans les 48 heures de leur entrée en service et elles devront rester les trois premiers week-ends dans leurs casernes. Cette mesure vise à les protéger, elles et leurs proches, indique lundi l'armée dans son communiqué.

Les tests obligatoires concernent également les 2800 cadres engagés pour cette nouvelle Ecole de recrues. Pour le moment, il est impossible de dire combien d'enrôlés sont infectés, a indiqué M. Hofer. Mais tout a été mis en place pour leur prise en charge médicale. Des emplacements ont été prévus dans toute la Suisse pour les mises en quarantaine et l'isolement: 'Personne ne sera renvoyé à la maison'.

Quant aux règles sanitaires dans les cantonnements, ce sont les mêmes qu'en 2020. Le port du masque est obligatoire partout, toute la journée. Le nombre de soldats en chambres est réduit et les repas se font de façon échelonnée dans les réfectoires. Tous les jeunes concernés ont reçu deux masques d’hygiène pour se rendre dans les casernes.

Un peu plus de femmes

Pour la troisième année consécutive, une augmentation du nombre de recrues féminines est enregistrée. Parmi les 12'000 recrues, on compte 190 femmes qui accomplissent leur service militaire sur une base volontaire. C'est près de 20 de plus qu'en janvier de l'an dernier, et 70 de plus qu'en 2019. Le pourcentage de femmes au sein de l’armée reste donc encore tout juste inférieur à 1%.

Pour cette école de recrues, 47 commandants d’unité, 427 chefs de section, 206 sous-officiers supérieurs et 2177 sous-officiers paieront leurs galons. Ils ont droit à des indemnités de formation selon le grade et la durée de l'instruction.

Les recrues qui ont besoin d’un soutien, qu’il soit d’ordre médical, spirituel, psychologique ou social, peuvent bénéficier d’un suivi. Le Service social de l’armée offre notamment une aide en cas de problèmes financiers. Les personnes à qui s'adresser sont le commandant, le médecin de troupe, l’aumônier , le Service psycho-pédagogique ou le Service social de l’armée.

/ATS