La conseillère nationale bernoise Flavia Wasserfallen renonce à être candidate au Conseil fédéral, a-t-elle annoncé mercredi sur la chaîne bernoise Telebärn. Elle dit être parvenue à la conclusion qu'une telle candidature ne lui convenait pas à l'heure actuelle.
La démission inattendue de Simonetta Sommaruga a entrouvert la porte du Conseil fédéral, a expliqué Flavia Wasserfallen dans un communiqué diffusé simultanément. La politicienne de 43 ans s'est penchée sur cette option et a mené des discussions intensives avec sa famille, son parti, ses amies et ses compagnons de route.
Après avoir soigneusement pesé le pour et le contre, elle est arrivée à la conclusion qu'une candidature au gouvernement ne lui convenait pas à l'heure actuelle.
Candidate aux Etats
Flavia Wasserfallen a été récemment désignée par le PS du canton de Berne comme candidate au Conseil des Etats, pour défendre le siège du sortant Hans Stöckli à l'automne 2023.
'Cette mission me motive énormément et me procure beaucoup de plaisir', a expliqué Mme Wasserfallen, ajoutant qu'elle mène actuellement une vie professionnelle et familiale qui correspond à ses aspirations personnelles.
Politologue de formation, la conseillère nationale vit à Berne avec son mari et ses trois enfants. Elle a siégé au parlement cantonal de 2002 à 2012 et été co-secrétaire générale du PS Suisse de 2012 à 2018. Elle est conseillère nationale depuis 2018.
Déjà plusieurs renoncements
Plusieurs femmes pressenties pour reprendre le siège de Simonetta Sommaruga au gouvernement ont déjà renoncé à se lancer dans la course. Avant-dernière en date, l'ancienne conseillère aux Etats Pascale Bruderer (AG).
Les conseillères d'Etat Rebecca Ruiz et Nuria Gorrite ont également décidé de ne pas se présenter, préférant poursuivre leur mandat au service des Vaudois. La conseillère d'Etat zurichoise Jacqueline Fehr, les conseillères nationales Nadine Masshardt (BE) et Priska Seiler-Graf (ZH) et la conseillère aux Etats Marina Carobbio (TI) ont fait de même.
La conseillère d'Etat bernoise Evi Allemann devait quant à elle annoncer ses intentions mercredi en soirée.
Intéressé par le poste, mais de sexe masculin alors que la direction du parti souhaite présenter un ticket 100% féminin, le sénateur zurichois Daniel Jositsch a lui assuré qu'il accepterait la décision s'il ne figure pas sur le ticket. Il dit en revanche ne pas encore savoir comment il réagira en cas d'élection sauvage par le Parlement.
/ATS







