Footballeur acquitté en deuxième instance à St-Gall

Le tribunal cantonal de St-Gall a acquitté en deuxième instance un gardien de football qui ...
Footballeur acquitté en deuxième instance à St-Gall

Footballeur acquitté en deuxième instance à St-Gall

Photo: KEYSTONE/AP SCANPIX SWEDEN/PONTUS LUNDAHL

Le tribunal cantonal de St-Gall a acquitté en deuxième instance un gardien de football qui avait été condamné avec sursis pour lésions corporelles par négligence. Il avait blessé un attaquant lors d'un match de 4e ligue.

Les raisons pour lesquelles le tribunal cantonal a décidé d'acquitter le gardien de but ne sont pas encore connues. Le jugement rendu public mardi n'est pas encore entré en force.

Les faits remontent au mois de mai 2016. La deuxième équipe du FC Henau recevait une équipe amateur du FC Wil pour un match de 4e ligue. L'action litigieuse s'est déroulée dans la surface de réparation. L'attaquant d'Henau a été percuté au genou en pleine course par le gardien de Wil qui est intervenu jambes et crampons en avant.

Carton jaune et penalty

Cette faute n'a valu qu'un carton jaune au gardien et un penalty en faveur de l'équipe d'Henau. Le joueur blessé a été hospitalisé et opéré. Il a ensuite été placé en congé maladie pendant plusieurs mois.

En première instance en octobre 2017, le juge unique du tribunal de district de Wil a qualifié la faute du gardien de 'violation crasse des règles du jeu'. Le joueur a manqué à son devoir de précaution. Le juge a aussi reconnu que le gardien n'avait pas l'intention de blesser son adversaire.

Lésions corporelles par négligence

Le gardien a été reconnu coupable de lésions corporelles par négligence. Il a été condamné à une peine pécuniaire avec sursis de 10 jours-amendes à 30 francs (300 francs).

Le joueur a fait appel. Son avocat Lucien Valloni, qui est aussi président du syndicat de joueurs Swiss Association of Football Players (SAFP), estime que son client n'a fait que son devoir qui est d'empêcher un but. Il y a eu un choc, mais il n'y a pas eu de négligence de sa part. De telles fautes font partie du football.

Il est très rare qu'un fait de jeu finisse devant un tribunal et même exceptionnel qu'il débouche sur une condamnation. A l'issue du jugement de première instance, Reto Breiter, du département juridique de l'Association suisse de football (ASF), indiquait qu'il ne connaît que cinq cas, toutes ligues confondues.

Deux cas au plus haut niveau

Au plus haut niveau, il a fait référence à deux cas. Il s'agit des affaires ayant opposé Lucien Favre à Gabet Chapuisat en 1985 et celle entre Sandro Wieser et Gilles Yappi en 2014.

A l'époque, le juriste spécialisé dans le sport Rolf Müller estimait que le jugement de première instance dans l'affaire du gardien du FC Wil pourrait entraîner une vague de plaintes pour des fautes commises durant les matchs. 'Ce genre d'affaire devrait être réglé directement sur la pelouse ou à l'interne (de l'association sportive concernée) et pas au tribunal', avait-il déclaré dans un entretien accordé au quotidien alémanique Blick am Abend.

/ATS
 

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