Hausse des signalisation de cas d'enfants maltraités

Les cas de maltraitance d'enfants enregistrés en Suisse dans les hôpitaux pédiatriques ont ...
Hausse des signalisation de cas d'enfants maltraités

Hausse des signalisation de cas d'enfants maltraités

Photo: Keystone

Les cas de maltraitance d'enfants enregistrés en Suisse dans les hôpitaux pédiatriques ont augmenté pour la 6e année consécutive. La hausse a atteint 9% en 2014. Elle s'explique en partie par la sensibilisation du corps médical et la publication de nouvelles données.

Les 1405 cas répertoriés dans les cliniques pédiatriques représentent le plus grand nombre d'enfants victimes de maltraitance jamais enregistré, indique vendredi la Société suisse de pédiatrie (SSP). L'an dernier, 21 des 26 cliniques pédiatriques ont mis leurs données à disposition.

Un tiers de l'augmentation des cas est à imputer aux trois cliniques qui ont transmis leurs données pour la première fois. Le reste est principalement lié à la hausse du nombre de cas constatés dans quelques grandes cliniques. Les cinq cliniques manquantes dans le recensement n'ont sans doute pris en charge que peu de cas, écrit la SSP.

Maltraitance physique et psychique en tête

La maltraitance physique représente 28,2% des cas. La maltraitance psychique constitue 27% des cas. Il s'agit d'enfants verbalement humiliés, menacés ou contraints ainsi que des enfants affectés et apeurés par le fait d'être témoin de violence conjugale.

Les abus sexuels représentent 22,7% des cas et la négligence 21,9%. Parmi les cas répertoriés l'an dernier, trois enfants sont décédés suite à des mauvais traitements. Deux ont été victimes de maltraitance physique, le troisième est mort de négligence.

55% de filles

Un cinquième de tous les enfants maltraités étaient âgés de moins de 2 ans. Un peu plus de 40% avaient moins de 6 ans. La répartition entre les sexes est restée stable. Les filles représentent 55% des cas, les garçons 45%.

Les groupes de protection de l'enfant signalent environ un cas sur cinq aux autorités de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA). Dans plus de 7% des cas, ils déposent une plainte pénale. Dans 13,2% des cas recensés par les cliniques, des mesures pénales avaient déjà été engagées par une autre instance.

Dans de nombreux cas, les APEA avaient déjà approché les familles concernées. La maltraitance sur des enfants survient donc souvent dans des situations socialement difficiles, observe la SSP.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes