L'aide au développement et la formation passeront à la caisse

L'aide au développement, la formation mais aussi le personnel de la Confédération feront les ...
L'aide au développement et la formation passeront à la caisse

L'aide au développement et la formation passeront à la caisse

Photo: Keystone

L'aide au développement, la formation mais aussi le personnel de la Confédération feront les frais du prochain programme d'économies. Le Conseil fédéral a précisé mercredi ses intentions en vue de couper jusqu'à un milliard d'ici 2019 par rapport aux dépenses prévues.

Le gouvernement devrait mettre son programme définitif en consultation le 25 novembre. En juin, il s'était contenté de présenter les allègements prévus dans le budget pour 2016.

Le 'programme de stabilisation 2017-2019' reste nécessaire, souligne le Conseil fédéral car 'les perspectives financières de la Confédération se sont encore détériorées, entre autres à cause du nombre croissant des demandes d’asile'.

Les grandes lignes restent les mêmes. L'idée est d'économiser 790 millions de francs en 2017 par rapport à la planification actuelle. L'effort sera de 970 millions en 2018, puis de 1,02 milliard en 2019.

Aide au développement

Les relations avec l'étranger et la coopération internationale, dont le budget 2016 sera déjà amputé de 2,2% (à 3,6 milliards), en feront principalement les frais avec des dépenses nettement moins en hausse que prévu. Il faudra couper jusqu'à 250 millions d'ici 2019.

Selon le Département fédéral des finances, il faudra compter avec une croissance moyenne des dépenses pour la coopération internationale de 2,7% entre 2016 et 2020. Le but d'une part de 0,5% de l’aide publique au développement ne sera pas atteint: le ratio devrait se situer autour de 0,47%.

Formation et personnel

Même scénario du côté de la formation et de la recherche. L'allègement à l'horizon 2019 est chiffré de 210 millions. Une croissance nominale d’environ 2,2 % par an reste possible.

L’administration devra elle aussi apporter sa contribution. Un tiers environ du volume d’économies touche le domaine propre de la Confédération. D’importantes coupes budgétaires sont notamment prévues au niveau du personnel.

Le Conseil fédéral s'est déjà déclaré prêt à réduire, dès 2017, les charges administratives et les investissements de l'administration de 330 millions de francs. Selon le scénario qu'il avait alors dressé, au moins la moitié de ce montant (165 millions) devrait être obtenue par des coupes dans le domaine du personnel.

Agriculture

L'agriculture devrait compter avec 100 millions de moins que prévu en 2019. Les dépenses dans ce domaine devraient diminuer en moyenne de 0,7% par an entre 2016 et 2020.

Toutes les tâches de la Confédération sont concernées par le programme d'économies. Vu qu’environ un quart des dépenses fédérales sont destinées aux cantons, ces derniers sont aussi appelés à se serrer la ceinture. Le gouvernement promet toutefois que Berne n'en profitera pas pour se décharger de certaines charges.

Plusieurs domaines seront proportionnellement moins touchés, comme la prévoyance sociale qui devra se passer de 180 millions d'ici 2019, sur une enveloppe dépassant les 20 milliards. Du côté des transports, l'effort est de 110 millions à cette échéance.

Armée moins frappée

Même s'il ne devrait obtenir qu'après 2020 les 5 milliards par an qu'il réclame pour l'armée, le ministre de la défense Ueli Maurer n'aura pas à trop couper dans ses dépenses. Un effort de 140 millions est demandé en 2017. Mais il ne sera plus que de 40 millions en 2019 afin de permettre la mise en oeuvre de la réforme de l'armée.

Cette réduction est possible grâce aux mesures d’économie réalisées dans d’autres départements. Entre 2017 et 2020, des dépenses annuelles de 4,5 à 4,8 milliards peuvent actuellement être financées pour l'armée.

Les dépenses fortement liées, soit celles concernant les contributions aux assurances sociales, la migration, la part des cantons aux recettes fédérales et les intérêts passifs, ne verront pas leur croissance freinée à court terme. Elles sont en effet imposées par la loi ou dues à des facteurs non maîtrisables.

/ATS


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