L'argument fiscal a influencé le choix des Suisses le 8 mars

Les Suisses ont clairement rejeté les initiatives du PDC et des Vert'libéraux le 8 mars par ...
L'argument fiscal a influencé le choix des Suisses le 8 mars

L'argument fiscal a influencé le choix des Suisses le 8 mars

Photo: Keystone

Les Suisses ont clairement rejeté les initiatives du PDC et des Vert'libéraux le 8 mars par crainte des pertes fiscales. Selon le rapport d'analyse VOX, il ressort aussi que la participation était légèrement inférieure à la moyenne des dix dernières années.

Le texte sur la famille a été refusé par 75,4 % des votants, alors que celui des Vert'libéraux a été balayé par 92 % des voix. Ce résultat était prévisible longtemps avant le dimanche de votation, indique jeudi l'institut gfs Berne. Le taux de participation s'élevait à 41,5 %, alors que la moyenne est de 45,4 %.

Le projet du PDC proposait d'exonérer les allocations familiales. Une grande partie des sondés disent l’avoir rejeté, parce qu'il aurait principalement profité aux familles les plus aisées. La crainte d'importantes pertes fiscales a également été souvent évoquée par les sondés et surtout par ceux venant des partis bourgeois.

La situation personnelle

En plus des réflexions de politique fiscale, le fait d'être concerné personnellement a influencé les votants. Le taux d'approbation a été le plus faible chez les personnes célibataires et sans enfant.

A contrario, les familles avec enfants et au revenu élevé - le groupe qui aurait profité le plus de cette initiative - se sont montrées les plus favorables à cet objet.

L'appartenance politique n'a pas beaucoup pesé dans le choix des votants, selon l'analyse Vox.

Pas un 'non' au tournant énergétique

L'initiative populaire 'Remplacer la taxe sur la valeur ajoutée par une taxe sur l'énergie' a fait l'objet d'un rejet encore plus net dans les urnes le 8 mars.

Ce non ne doit pourtant pas être interprété comme un rejet de la politique fédérale en matière d'écologie. Les sondés ne contestent pas le principe d'une taxe sur l'énergie ni la nécessité de mesures en faveur de l'environnement et du tournant énergétique.

L'introduction de cette taxe sur l'énergie aurait toutefois provoqué un changement du système d'imposition que les votants ont jugé trop risqué. Il fallait remplacer la taxe à la valeur ajoutée - système éprouvé et qui représente représente plus du tiers des rentrées financières de la Confédération - par un nouvel instrument aux retombées moins prévisibles.

De plus, l'effet d'incitation souhaité d’une taxe sur les énergies non renouvelables aurait conduit à moyen terme soit à un trou dans la caisse de la Confédération soit à des prix de l’énergie en constante augmentation. Le peuple a nettement rejeté ces deux conséquences possibles.

1514 personnes interrogées

Le volume de l'échantillonnage s'élève à 1514 ayants droit au vote, dont 53 % au total étaient originaires de Suisse alémanique, 27 % de Suisse romande et 20 % de Suisse italophone. La marge d’erreur pour l'ensemble des sondés s'établit à +/-2.5 %.

/ATS


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