L'hiver clément retient des oiseaux migrateurs en Suisse

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Alors que certains préféreraient s'adonner aux ...
L'hiver clément retient des oiseaux migrateurs en Suisse

L'hiver clément retient des oiseaux migrateurs en Suisse

Photo: Keystone

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Alors que certains préféreraient s'adonner aux sports d'hiver, les conditions climatiques douces de décembre favorisent les animaux sauvages.

Quand le sol n'est ni recouvert de neige, ni gelé, les oiseaux trouvent suffisamment de nourriture. Etourneaux et alouettes des champs ne quittent plus les régions d'Europe ou de Suisse où ils se trouvent, a dit à l'ats Michael Schaad de la Station ornithologique suisse.

Ces volatiles migrent sur des courtes distances. Ils pourront encore s'envoler vers des régions plus clémentes lorsque l'hiver s'installera, en janvier ou février.

Moins de canards et goélands

À l'inverse, les oiseaux aquatiques, qui passent habituellement l'hiver sur les lacs suisses, se font plus rares: puisqu'ils trouvent encore de la nourriture au nord de l'Europe, ils y restent.

'Moins d'oies, de canards et de mouettes s'envolent pour la Suisse', précise Michael Schaad. Le garrot à l'oeil d'or, une espèce de canard, est moins visible cette année. Les bénévoles de la station ornithologique ont également recensé moins de goélands cendrés. Un demi-million d'oiseaux aquatiques hivernent d'habitude en Suisse.

Pas d'impact sur la nidification

Même si les températures douces éveillent des émotions printanières, on ne constate pas d'impact sur la nidification. Les hormones des oiseaux étant réglées par la longueur des jours, souligne M. Schaad, la nidification aura lieu lorsque les jours seront plus longs.

Des pépiements inhabituels pour la saison se font déjà entendre. 'Trop de lumière perturbe les hormones des oiseaux, qui commencent à chanter' explique le spécialiste. Ces poussées hormonales cessent après trois ou quatre jours.

Provisions pour les hérissons

Les animaux qui vivent au sol se réjouissent aussi des températures actuelles. Les hérissons, qui ne sont pas encore en hibernation, trouvent assez de nourriture dans les jardins, sous les tas de feuilles laissées par terre.

'Même les jeunes animaux nés fin septembre ont une chance de survivre à l'hiver', a dit Bernhard Bader, directeur de Pro Igel. Ils grossissent chaque semaine et un demi-kilo de masse corporelle est suffisant pour qu'ils puissent hiberner jusqu'au printemps sans se nourrir.

M. Bader espère que l'hiver viendra et que les hérissons pourront se plonger dans un long sommeil, ce qui suppose des températures en dessous de cinq degrés durant une semaine.

/ATS


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