L'incendiaire de la cathédrale de Soleure met le feu à sa cellule

L'incendiaire de la cathédrale de Soleure a bouté le feu à sa cellule mercredi matin à Olten ...
L'incendiaire de la cathédrale de Soleure met le feu à sa cellule

L'incendiaire de la cathédrale de Soleure a bouté le feu à sa cellule mercredi matin à Olten (SO). Les pompiers ont pu rapidement éteindre le feu. Incommodé par la fumée, le détenu a été hospitalisé pour un contrôle, puis ramené en prison.

L'alarme incendie s'est déclenchée peu après 05h50. Les circonstances exactes du sinistre et les moyens utilisés par le prisonnier pour mettre le feu à sa cellule font l'objet d'une enquête, indique la police soleuroise.

Selon les premiers éléments, le détenu a utilisé un chauffe-eau comme source de chaleur. Les dégâts atteignent plusieurs milliers de francs. La cellule a été rendue inutilisable.

Incendiaire de la cathédrale Saint-Ours, en janvier 2011, le détenu âgé de 66 ans avait également tenté de faire dérailler un train en 2009 à Olten (SO). En 2010, il avait semé la panique dans un train circulant sur l'axe du Gothard, en portant un gilet d'explosifs qu'il avait lui-même fabriqué.

Internement rétroactif rejeté

Il y a cinq ans, il a été condamné à une peine privative de liberté de quatorze mois pour incendie intentionnel, multiples tentatives d'entrave au service des chemins de fer et menaces alarmant la population.

Le sexagénaire a purgé sa peine depuis longtemps, mais le Tribunal de district de Soleure-Lebern a prononcé, en décembre dernier, son internement. En appel, la Cour suprême soleuroise a cassé cette décision. Il y a deux semaines, le Tribunal fédéral (TF) a débouté le Ministère public qui avait fait recours contre le verdict de deuxième instance.

Selon les juges de Mon Repos, il est impossible d'interner une personne de manière rétroactive, alors que la justice avait écarté une telle mesure en 2011, lors du jugement sur l'affaire en tant que telle. Le verdict du TF aurait dû, en principe, entraîner la libération immédiate du principal intéressé.

Mesures de l'APEA attendues

L'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) a cependant obtenu, dans la foulée, son maintien en détention, le temps de lui trouver un encadrement approprié. Le Ministère public avait en effet signalé à l'APEA la dangerosité potentielle du prévenu pour lui-même ou pour les autres. Il s'agit d'une procédure civile qui n'est pas liée à la procédure pénale menée à terme.

Le 4 janvier 2011, le sexagénaire avait bouté le feu à l'autel de la cathédrale ainsi qu'à son tapis en utilisant 20 litres d'essence et une bougie. Personne n'avait été blessé. Les dégâts ont atteint 3,5 millions de francs.

/ATS


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