La Suisse s'associe aux témoignages de solidarité avec la France

Une minute de silence a aussi été observée par endroits en Suisse lundi en mémoire des victimes ...
La Suisse s'associe aux témoignages de solidarité avec la France

La Suisse s'associe aux témoignages de solidarité avec la France

Photo: Keystone

Une minute de silence a aussi été observée par endroits en Suisse lundi en mémoire des victimes des attentats de Paris et par solidarité avec la France. Le Palais fédéral a été illuminé aux couleurs de l'Hexagone en début de soirée.

Ce geste a été décidé par les présidents des deux Chambres fédérales et la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga. A la mi-journée, celle-ci s'est rendue devant l'ambassade de France pour un hommage. Le président du National, Stéphane Rossini, et celui du Conseil des États, Claude Hêche, ont écrit à leurs homologues français pour leur témoigner la solidarité de la Suisse.

Liens historiques

Ils ont dénoncé une attaque contre les valeurs fondamentales et les principes de liberté de notre société, et affirmé la nécessité de défendre ces valeurs avec détermination, ont indiqué les services du Parlement. Les deux présidents ont également évoqué les liens historiques et humains unissant étroitement la France et la Suisse. 'Le deuil de la France touche profondément la Suisse et son peuple'.

Sur la Place fédérale à Berne, une cinquantaine de personnes s'étaient regroupées autour du coeur formé de bougies déposées au lendemain des attentats.

A Bienne, la direction du gymnase français avait invité les élèves à observer la minute de silence proposée par la présidente de la Confédération. C'est ainsi qu'à midi, il n'y avait plus un bruit dans certaines classes de l'établissement.

Dans le canton du Jura, le gouvernement avait aussi invité la population à témoigner de sa solidarité en observant une minute de silence. A Genève, quelque 500 personnes ont assisté lundi soir à un 'temps de recueillement' à la cathédrale St-Pierre de Genève, organisé par l'Eglise protestante, avec la Plateforme interreligieuse de Genève et l'Eglise catholique.

Etudiants silencieux à l'EPFL

A Lausanne, le syndic Daniel Brélaz a présenté ses condoléances à la maire de Paris Anne Hidalgo. Lui aussi a appelé les Lausannois à respecter une minute de silence lundi à midi, ce qu'ont notamment fait près de mille étudiants de l'EPFL.

'Je vous fais part de la tristesse des autorités lausannoises devant ces terribles événements, mais aussi de l’indignation que nous ressentons', écrit-il dans une lettre à Anne Hidalgo. 'Rien ne saurait justifier de tels actes de barbarie'.

En Suisse alémanique, le président du gouvernement de Bâle-Ville Guy Morin a respecté une minute de silence devant le siège du gouvernement sur la Place du marché. Une soixantaine de personnes l'ont imité. Bus et trams se sont arrêtés.

A Zurich, le canton et la ville ne se sont pas associés officiellement à la minute de silence, mais chaque office avait la possibilité de suivre l'appel lancé par la présidente de la Confédération. Au début de sa séance, le Parlement cantonal a respecté une minute de silence.

A l'Université de Zurich, le recteur Michael Hengartner a envoyé un courriel à l'interne. On peut y lire: 'Nos pensées vont vers les victimes des attentats ainsi que leurs familles, mais aussi avec les étudiants et nos collègues des universités françaises'.

Procédure ouverte par le MPC

De son côté, le Ministère public de la Confédération a ouvert une procédure contre inconnu pour lésions corporelles graves, puisqu'une ressortissante suisse a été blessée lors des attentats, a-t-il indiqué lundi. De plus, une enquête est en cours pour violation de l'interdiction des groupements Al-Qaida et Etat islamique et autres organisations similaires.

L'enquête concerne la participation et le soutien d'une organisation criminelle. Il s'agit d'une démarche habituelle lorsque des citoyens helvétiques sont touchés par des attaques. Le Ministère public contactera les autorités françaises pour l'assistance judiciaire.

Le niveau de vigilance des policiers en Suisse romande a été élevé depuis les carnages à Paris. Les forces de l'ordre sont plus visibles, avec des patrouilles notamment dans des lieux sensibles comme les gares, aéroport, trains internationaux ou près des intérêts français.

L'Etat-major de coordination des polices romandes, de Berne et du Tessin (EMCOR Vigipol) a tenu deux conférences téléphoniques samedi et dimanche, a indiqué son chef de la communication Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police vaudoise. Cet organe est en contact avec la Confédération et l'ensemble des forces de l'ordre helvétiques.

La Suissesse blessée dans l'attaque à Paris a été rapatriée lundi par un avion-ambulance de la Rega. Elle a atterri dans l'après-midi en Suisse. La patiente a été immédiatement transférée à l'hôpital, sans que soit indiqué la nature exacte de ses blessures.

/ATS


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