La Suisse souffre d'une pénurie chronique d'organes

A la fin de l'année dernière, 1370 personnes étaient en attente d'un foie, d'un poumon ou tout ...
La Suisse souffre d'une pénurie chronique d'organes

La Suisse souffre d'une pénurie chronique d'organes

Photo: Keystone

A la fin de l'année dernière, 1370 personnes étaient en attente d'un foie, d'un poumon ou tout autre organe. En moyenne, deux individus par semaine ont perdu la vie faute de greffe, selon la fondation Swisstransplant.

L'organisation soutient le modèle du consentement présumé afin d'augmenter le nombre de donneurs. 'Mais même avec le système actuel, nous pouvons faire mieux', a indiqué mardi Pierre-Yves Maillard, président de Swisstransplant, devant la presse à Berne.

Actuellement, chaque individu doit donner son accord explicite. Avec le consentement présumé, chacun est par défaut donneur d'organes, celui qui s'y oppose ayant l'obligation de se déclarer. La plupart des pays voisins de la Suisse a adopté ce modèle.

Rôle des proches

En matière de don d'organes, Dame Helvétie figure en queue de peloton européen. On compte 14,2 personnes d'accord de donner leurs organes par million d'habitants. L'objectif est d'en atteindre 20 d'ici 2018.

'Par rapport à la situation de 2012 (12,2 donneurs), cela représente une augmentation de 60%. Mais nous sommes sur le bon chemin pour y parvenir', souligne le président du gouvernement du canton de Vaud.

Pour améliorer encore plus la situation, la fondation préconise de mieux renseigner les proches 'Le taux de refus d'une transplantation varie d'un hôpital à l'autre. Cette différence tient beaucoup à la manière dont on évoque cette question avec les familles des donneurs', informe Pierre-Yves Maillard.

Application mobile

Il convient aussi de sensibiliser plus la population à cette question. Suite à la première révision de la loi sur la transplantation entérinée le 19 juin, cette tâche incombe désormais aux cantons et à la Confédération.

Afin que tout un chacun puisse donner son consentement ou non, Swisstransplant a développé une carte électronique sous forme d'application nommée echo112. Lancée en 2014, celle-ci informe les soignants du choix du patient dès qu'il passe la porte d'un hôpital.

La fondation a aussi lancé une campagne pour les jeunes intitulée 'On se décide'. 'En phase test dans les écoles, elle sera poursuivie si les échos sont positifs', explique Franz F. Immer, directeur de Swisstransplant. L'organisation a aussi mis sur pied un court-métrage vidéo qui exhorte les Suisses à se prononcer sur cette question et à faire part de leur décision à leur entourage.

La fondation souhaite enfin renforcer la formation continue du personnel hospitalier dans ce domaine et améliorer la communication entre les instances concernées. L'information dans les cabinets médicaux doit aussi s'intensifier.

Toutes ces mesures s'inscrivent dans le cadre du plan d'action, 'Plus d'organes pour des transplantations' lancé en 2013 par le Conseil fédéral. Celui-ci fait partie de l'agenda fédéral 'Santé2020'.

/ATS


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