La jeunesse du monde entier se retrouve dans la rue

La jeunesse du monde entier se retrouve vendredi dans la rue pour exiger des mesures en faveur ...
La jeunesse du monde entier se retrouve dans la rue

Nouvelle mobilisation des jeunes pour le climat

Photo: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

La jeunesse du monde entier se retrouve vendredi dans la rue pour exiger des mesures en faveur du climat. Des manifestations sont programmées dans une centaine de pays, dont la Suisse, où près de 30 villes sont concernées. Notre suivi en continu.

17h40: tolérance zéro en Valais

Environ 1200 personnes ont marché pour le climat en fin d'après-midi à Sion. Face à la tolérance zéro instaurée par le département de la formation, les jeunes ont manifesté en dehors des heures de cours.

Plusieurs dizaines d'étudiants ont bravé l'interdiction du département et se sont retrouvés en début d'après-midi sur la place de la Planta. Ils ont pu occuper la plate-forme de l'une des attractions foraines qui envahissent actuellement la place sédunoise pour préparer, à l'abri des intempéries, des panneaux et banderoles. Ils ont ensuite rejoint d'autres étudiants à la place de la gare où plusieurs d'entre eux ont pris la parole. Vers 17h00, le cortège s'est s'ébranlé et a rallié la place de la Cathédrale.

17h00: 5000 manifestants à Genève

A Genève, environ 5000 personnes selon la police, dont une grande majorité d'adolescents ont défilé dans les rues. Les manifestants s'étaient donné rendez-vous à proximité de la gare de Cornavin. Nombreux sont ceux qui avaient apporté leur pancarte, avec, écrits dessus, des slogans témoignant de leur inquiétude face à l'avenir.

La foule a ensuite fait une halte au milieu du pont du Mont-Blanc. Les manifestants se sont assis sur le bitume quelques minutes avant de reprendre leur marche en direction des rues commerçantes de la ville. Ils ont copieusement sifflé lorsqu'ils sont passés devant le siège des grandes banques.

16h15: horloge arrêtée à Zurich

Des milliers de personnes ont battu le pavé vendredi en Suisse alémanique pour réclamer une meilleure protection du climat. Elles étaient 12'000 à Zurich (selon les organisateurs), 8000 à Berne, 2000 à Bâle, 1500 à Lucerne, mais aussi 200 à Aarau et à Baden (AG) et 100 à 150 à Soleure et à Olten (SO).

A Zurich, les grévistes se sont réunis dans l'après-midi devant l'EPFZ avant de défiler à travers le centre-ville malgré la pluie et le vent. 'Faites l'amour, pas du C02', 'Il n'y a pas de planète B' ou 'Nous voulons une politique climatique responsable', pouvait-on lire sur les pancartes. Le cortège était essentiellement composé de jeunes, mais des parents et grands-parents étaient également de la partie.

Les manifestants zurichois ont reçu cette semaine de l'appui du côté de l'Eglise protestante. Les aiguilles de l'horloge de la célèbre église St-Pierre, au plus grand cadran d'Europe, se sont arrêtées sur 11h55 mardi pour symboliser l'urgence climatique. 'Nous nous tenons derrière les jeunes', a déclaré le pasteur Ueli Greminger, qui a été soutenu dans sa démarche par les autorités.

16h00: brève occupation d'une succursale de l'UBS

Plus de 300 jeunes Jurassiens ont manifesté en faveur du climat à Delémont. Plusieurs d'entre eux ont brièvement pénétré dans le hall d'entrée d'une succursale de l'UBS, accusant la grande banque d'investir dans les énergies fossiles.

Plusieurs manifestants ont occupé durant cinq minutes le hall d'entrée de la succursale delémontaine de l'UBS avant de le quitter. Il n'y a eu aucun acte de vandalisme. 'Notre action se voulait pacifique', a expliqué une porte-parole du mouvement.

15h40: la passivité politique dénoncée

A Bienne, plus de 500 personnes ont bravé la pluie et le vent pour manifester en faveur du climat. De nombreux écoliers ont participé au cortège qui a traversé le centre-ville. Comme lors de la précédente manifestation, ils ont accusé le monde politique de faire preuve de passivité.

Durant le parcours, les manifestants ont fait une halte et se sont assis sur la chaussée, fermant les yeux pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme le silence du monde politique face aux changements climatiques.

15h15: le Tessin se mobilise également

Par un temps printanier, environ 4500 jeunes Tessinois, étudiants et apprentis confondus, ont manifesté vendredi à Bellinzone lors de la journée mondiale en faveur du climat. Venus de tout le canton, ils ont défilé dans les rues du chef-lieu jusqu’au siège du gouvernement, où ils ont remis une pétition à la Chancellerie.

Ils demandent au Grand Conseil d’agir rapidement en vue de la gratuité des transports publics pour les jeunes, la réduction des émissions de substances nocives provenant des usines, la diminution de l’impact sur l’environnement créé par les administrations publiques et le transfert du trafic marchandises de la route au rail.

15h00: plusieurs milliers de jeunes à Genève

Plusieurs milliers de jeunes se sont réunis vendredi en début d'après-midi à Genève sur la place des 22 Cantons, à proximité de la gare. Le cortège s'est ensuite dirigé en direction du pont du Mont-Blanc, afin de rejoindre le parc des Bastions.

14h45: détermination intacte à Fribourg

Une partie de la jeunesse fribourgeoise s'est une nouvelle fois mobilisée vendredi pour répondre à l'appel de la grève pour le climat. Etudiants, collégiens, apprentis étaient quelque 2000 à se rassembler sur l'emblématique place Georges-Python à Fribourg. Le cortège s'est ensuite mis en route pour rejoindre l'hôtel de ville.

Interrogé par Keystone-ATS, Léo Tinguely, l'un des organisateurs, a répété qu'à ses yeux il était 'important de montrer que la détermination toujours présente des grévistes. 'Tant que nos politiques resteront inactifs, nous continuerons à manifester et à faire grève', a précisé l'étudiant en sociologie à l'Université de Fribourg.

13h30: actions anticapitalistes à Lausanne

Deux actions de petite envergure ont eu lieu vendredi à Lausanne au cours de la manifestation, a constaté Keystone-ATS. Arrivés à la hauteur d'une succursale de Credit Suisse, une poignée de manifestants ont ainsi peint des mains en rouge sur les murs. Une personne a été identifiée, précise la police lausannoise.

Des jeunes sont par ailleurs entrés dans le bâtiment des Retraites populaires. 'Entre 30 et 50 personnes', poursuit la police. 'Une fois à l'intérieur, elles ont scandé des slogans anticapitalistes puis la majorité d'entre elles sont reparties'. Vers 13h30, certaines étaient encore sur place.

12h40: près de 2000 à Neuchâtel

Près de 2000 manifestants ont défilé vendredi à Neuchâtel pour manifester leurs préoccupations face à l'état de la planète. Partis à 11h30 de l'Université, les jeunes ont ensuite marché jusqu'à la Place des Halles.

Le groupe neuchâtelois de la grève du climat a par ailleurs déposé mercredi à la Chancellerie d'Etat une motion populaire intitulée 'Agissez pour un avenir viable et juste!'. Le texte a recueilli un millier de signatures.

12h00: 10'000 manifestants à Lausanne

La police lausannoise a estimé à 10'000 le nombre de participants à la manifestation en faveur du climat. Lors de la première grève du climat en Suisse, le 18 janvier dernier, Lausanne avait déjà fait très fort en réunissant plus de 8000 jeunes dans ses rues. Lors du deuxième épisode, le samedi 2 février, 10'000 personnes s'étaient mobilisées.

11h45: la population 'va se lever'

La mobilisation ne s'est pas limitée vendredi à la Suisse. La jeunesse du monde entier s'est retrouvée dans la rue, plus de 2000 manifestations ayant été recensées dans une centaine de pays. 'Nous n'en sommes qu'au début', a tweeté la militante suédoise Greta Thunberg, à l'origine du mouvement de grève du climat. 'Je crois que le changement est à l'horizon et que la population va se lever pour son avenir', a ajouté l'adolescente.

11h00: c'est parti à Lausanne

Plusieurs milliers de jeunes en formation ont ressorti leurs sifflets et sillonné les rues de Lausanne vendredi en faveur du climat. Ces jeunes ont quitté leurs salles de cours et lieux d'apprentissage pour se retrouver à 10h30 devant la gare. Sous un ciel menaçant, ils ont entamé un cortège qui traverse le centre-ville.

Sur leurs pancartes, on pouvait notamment lire: 'Sans planète, on aura l'air con', 'Décroissance = dernière chance' ou 'Tu pollues ? T'es pas réélu'. En choeur, ils ont répété 'Politique t'es foutue, la jeunesse est dans la rue' ou encore 'On est plus chaud, plus chaud que le climat.'

10h30: tolérance variable

Pour cette nouvelle grève du climat, les absences seront plus ou moins tolérées selon les cantons. Sur Vaud, aucune sanction ne sera prise si l'absence est justifiée. Il en sera de même pour Genève, sauf pour les classes où un examen est prévu.

Les étudiants neuchâtelois du secondaire II ne seront pas sanctionnés, et ceux de l'école obligatoire devront fournir une excuse. Pour le Jura et le Jura bernois, les élèves pourront utiliser l'une des demi-journées de congé à disposition chaque année.

Moins tolérants, les cantons de Fribourg et du Valais estiment que cette grève du climat ne constitue pas un motif d'absence valable. Des sanctions pourront être prises.

10h10: Simonetta Sommaruga soutient les jeunes

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a dit comprendre l'action des jeunes. 'J'ai beaucoup de compréhension pour l'impatience des jeunes qui luttent pour le climat. J'ai d'ailleurs reçu un groupe chez moi. Ils étaient très bien informés et ont de réelles attentes', a-t-elle déclaré à Keystone-ATS depuis Nairobi au Kenya, en marge de la 4ème assemblée générale des Nations Unies pour l'environnement.

'Je vais soutenir le travail du Parlement de toutes mes forces', a assuré la conseillère fédérale. Actuellement, une loi sur le CO2 est examinée à Berne. Le Conseil national s'est déjà prononcé négativement sur la question. 'C'est au Conseil des Etats désormais de trouver des solutions car l'état du climat est alarmant', a expliqué Simonetta Sommaruga.

10h00: mobilisation nationale

Ce n'est pas la première fois que les jeunes Suisses se mobilisent pour le climat. Accompagnés d'adultes de tout âge, ils avaient été plus de 38'000 samedi 2 février à défiler dans tout le pays. Deux semaines plus tôt, vendredi 18 janvier, ils avaient été environ 22'000 à faire 'grève' et à sécher les cours pour aller battre le pavé.

Les organisateurs espèrent que le mouvement continuera de prendre de l'ampleur vendredi, même si les conditions météorologiques sont peu propices pour des manifestations. En Suisse romande, la première manifestation est prévue dès 10h00 à Delémont. Suivront Lausanne (10h30), Neuchâtel (11h30), Sion (13h00), Fribourg (13h30), Genève (14h00) et Bienne (14h00).

/ATS
 

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