« La situation est plutôt bonne dans son ensemble »

'La situation épidémiologique est plutôt bonne dans son ensemble, bien qu'encore fragile', ...
« La situation est plutôt bonne dans son ensemble »

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

'La situation épidémiologique est plutôt bonne dans son ensemble, bien qu'encore fragile', a déclaré vendredi devant la presse Virginie Masserey, cheffe du contrôle des infections de l'OFSP. La Task Force déconseille cependant les ouvertures trop rapides.

Qu'il s'agisse de l'incidence sur 14 jours, du nombre de décès, des hospitalisations ou de l'occupation des lits en soins intensifs, tous ces indicateurs montrent une tendance à la baisse, parfois légère. Mais le taux de reproduction qui a un délai d'une dizaine de jours, oscille toujours autour de 0,9, a précisé la responsable de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

La progression des variants reste préoccupante: ils représentent désormais 60% des échantillons positifs, soit plus que le virus d'origine. La Suisse en dénombre 9543, dont la plupart sont issus d'une lignée pas clairement identifiée; 3492 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7).

Les variants sud-africain et brésilien donnent beaucoup de travail aux cantons, selon Linda Nartey, médecin cantonale de Berne et vice-présidente de l'association des médecins cantonaux. La difficulté d'obtenir des informations sur les possibles lieux d'infection est frustrante, a-t-elle dit.

Sur le front des vaccins, la Suisse a reçu 973'000 doses et en a administré 750'000. Aujourd'hui, 220'000 personnes ont reçu une double dose, ce qui correspond à 2,5% de la population, a précisé Virginie Masserey. Les vaccinations de masse pour tous ceux qui sont d'accord d'être piqués interviendront en mai et juin.

'Très très loin d'une immunité collective'

Interrogée sur le canton de Vaud où 25% de la population aurait développé des anticorps contre le coronavirus, la responsable a rappelé qu'il restait toujours 75% de la population exposée au virus. 'On est encore très très loin d'une immunité collective', a-t-elle répondu.

Le président de la Task Force Martin Ackermann a souligné que les mesures introduites le 18 janvier par le Conseil fédéral ont permis d'endiguer une explosion du nombre de cas, contrairement à ce qui s'est passé en Grande-Bretagne. L'intervalle de quatre semaines entre chaque train de mesures d'assouplissements est très important. 'Le temps joue en notre faveur.'

M. Ackermann note que l'on dispose de critères pour décider des prochains assouplissements. Par exemple, exiger que le taux de positivité des tests reste en dessous de 5%, ou exiger que 80% des personnes potentiellement infectées soient isolées avant de connaître leur résultat. Le traçage et la quarantaine sont aussi essentiels.

Terrasses fermées

A la question de la pertinence de fermer les terrasses sur les domaines skiables, Mme Masserey a répété qu'il s'agissait d'une mesure sanitaire logique afin d'éviter les rassemblements et d'équité par rapport aux autres restaurants.

Les cantons de Suisse centrale ainsi que Glaris et le Tessin, qui avaient gardé ces espaces extérieurs ouverts sur leurs domaines skiables, ont annoncé vendredi qu'ils se plieraient aux injonctions du Conseil fédéral. Les terrasses seront fermées dès dimanche soir.

/ATS