Le PLR exige la transparence de tous dans l'affaire Markwalder

Le PLR exige la transparence de tous les protagonistes de l'affaire Christa Markwalder. La ...
Le PLR exige la transparence de tous dans l'affaire Markwalder

Le PLR exige la transparence de tous dans l'affaire Markwalder

Photo: Keystone

Le PLR exige la transparence de tous les protagonistes de l'affaire Christa Markwalder. La conseillère nationale bernoise est à l'origine d'une polémique après avoir déposé une interpellation pour le compte d'un parti politique du Kazakhstan.

Le parti rappelle lundi dans un communiqué que ses élus sont responsables de leurs agissements et il exige d'eux qu'ils se renseignent toujours sur les personnes mandatées par des lobbies. Le PLR demande aussi aux agences de communication et aux lobbyistes de toujours informer de manière transparente sur leurs mandataires et de déclarer leurs intérêts.

Pour faire la lumière sur l'affaire Christa Markwalder, la conseillère nationale exige du cabinet de communication incriminé, Burson-Marsteller, et de son employée, Marie Louise Baumann, de publier tous les documents en lien avec les faits qui lui sont reprochés. Le but est de savoir quelles informations ont été remises à qui et à quel moment.

Enquête interne en cours

Burson-Marsteller a parallèlement rappelé dans un communiqué qu'une enquête interne était en cours. La présomption d'innocence est valable pour la collaboratrice freelance qu'est Marie Louise Baumann.

L'association des lobbyistes (SSPA) enquête, de son côté, sur cette affaire, afin de savoir si l'un de ses membres a violé les règles de bonne conduite, avait-elle fait savoir jeudi passé. Parmi celles-ci figure notamment l'obligation d'indiquer de façon transparente au parlementaire quel mandataire se trouve à l'origine de la démarche.

En juin 2013, Christa Markwalder a déposé une intervention parlementaire sur les relations entre la Suisse et le Kazakhstan. Elle y posait diverses questions au Conseil fédéral sur la poursuite des contacts entre la Confédération et le pays au régime autoritaire.

Un parti proche du pouvoir

Mais selon la 'Neue Zürcher Zeitung' (NZZ), Mme Markwalder n'a pas rédigé elle-même son intervention: celle-ci venait d'une agence de relations publiques active en Suisse et mandatée par le parti kazakh Ak-Jol. Une formation politique qui dit être membre de l'opposition, alors qu'elle serait en fait proche du pouvoir.

La conseillère nationale bernoise a réagi dans divers médias, affirmant qu'au moment des faits, elle était convaincue que l'agence de relations publiques faisait du lobbyisme pour le compte d'un parti d'opposition. Elle a admis avoir été trop crédule. L'agence de relations publique a affirmé dans un communiqué avoir toujours agi avec transparence.

Le PLR demande à tous ses parlementaires de faire preuve de la plus grande retenue avec l'agence Burson-Marsteller et ses mandataires jusqu'à ce que ce cas soit complètement éclairci. Le parti salue aussi le fait que sa conseillère nationale argovienne Corina Eichenberger ait exigé de l'agence incriminée qu'elle lui restitue le badge d'accès au Parlement qu'elle lui avait remis.

Un autre conseiller national PLR, le St-Gallois Walter Müller, a été mis en cause récemment pour un voyage qu'il a effectué au Kazakhstan. Le parti salue le fait que le parlementaire va rétroactivement payer ce voyage de sa poche. M. Müller a été réprimandé par le PLR, qui en profite pour rappeler à ses élus d'être extrêmement prudents lorsqu'ils acceptent des voyages ou des cadeaux.

/ATS


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