Assemblée du PLR: Le franc fort au coeur des discussions

Après l'UDC et les Vert'libéraux la semaine passée, le PLR avait aussi choisi le Tessin pour ...
Assemblée du PLR: Le franc fort au coeur des discussions

Assemblée du PLR: Le franc fort au coeur des discussions

Photo: Keystone

Après l'UDC et les Vert'libéraux la semaine passée, le PLR avait aussi choisi le Tessin pour son assemblée samedi. Les délégués réunis à Lugano ont adopté un papier de position demandant des mesures contre le franc fort. Ils ont également rejeté les deux initiatives soumises au vote le 8 mars.

Le président du Parti libéral-radical (PLR) Philipp Müller a critiqué le renforcement de l'Etat intervenu ces quatre dernières années. Dans le contexte du franc fort, il a plaidé pour moins de bureaucratie et moins d'impôts pour les entreprises.

Il ne faut pas réagir à la force du franc avec davantage de subventions, a estimé le conseiller national argovien. Ce ne sont pas les entreprises qui ont failli, selon lui, mais les politiciens: 'La gauche et le centre ont péjoré les conditions-cadre'.

Double non

Devant les 243 délégués, le président a critiqué la 'rage de réglementation' des autres partis, citant l'initiative du PDC pour défiscaliser les allocations familiales et celle du PVL visant à remplacer la TVA par une taxe sur l'énergie.

Sans surprise, ces deux textes ont été rejetés à une large majorité. La conseillère nationale Kathy Riklin (PDC/ZH) a tenté en vain d'expliquer que dans le contexte du franc fort, 'plus d'argent dans le porte-monnaie des familles et le meilleur programme conjoncturel'. Elle n'a pas été entendue: les délégués ont rejeté l'initiative 'Aider les familles' par 211 voix contre 4.

L'initiative des Vert'libéraux n'a pas eu plus de succès: elle a été rejetée par 207 voix contre 2. Pour le conseiller aux Etats Fabio Abate (PLR/TI), une acceptation provoquerait une hausse massive des coûts énergétiques qui toucheraient principalement les PME et la classe moyenne, avec à la clé des faillites par milliers.

Bureaucratie superflue

Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a de même déclaré que le marché suisse du travail doit être libéré à petits pas de la bureaucratie superflue et renforcé par un gros effort de formation. Ainsi, la Suisse pourra continuer sur la voie du succès malgré le franc fort.

/ATS


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