Le PS et les Verts lancent leur initiative pour un fonds climat

L'initiative pour un fonds climat est lancée. Le PS et les Verts ont jusqu'au 6 mars 2024 pour ...
Le PS et les Verts lancent leur initiative pour un fonds climat

Le PS et les Verts lancent leur initiative pour un fonds climat

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

L'initiative pour un fonds climat est lancée. Le PS et les Verts ont jusqu'au 6 mars 2024 pour réunir les 100'000 signatures. Le texte demande à la Confédération de créer un nouveau fonds doté de plusieurs milliards de francs pour soutenir des projets.

L'initiative 'Pour une politique énergétique et climatique équitable: investir pour la prospérité, le travail et l’environnement (initiative pour un fonds climat)' a été publiée mardi dans la Feuille fédérale. Elle fait de la protection du climat et de la biodiversité une tâche publique.

'La sécheresse de cet été a remis la double crise du climat et de la biodiversité au centre des préoccupations', a déclaré devant la presse le président des Vert.e.s, Balthasar Glättli. Aujourd'hui, il est clair que la Suisse ne dispose pas des conditions pour atteindre ses objectifs climatiques.

Le fonds climat doit permettre d'agir plus vite et de manière plus ambitieuse, a ajouté le Zurichois. Il mettra les moyens à disposition pour que la Suisse entreprenne un tournant écologique. L'objectif est de 'transformer notre société et notre économie afin de réduire notre consommation de ressources', selon Isabelle Pasquier-Eichenberger (Vertes/GE).

Fonds d'investissement

Tant pour le climat que pour la sécurité de l'approvisionnement, il est urgent de se passer des énergies fossiles, a ajouté Roger Nordmann, chef du groupe parlementaire socialiste. L'initiative vise donc à obliger la Confédération, les cantons et les communes à agir contre le réchauffement climatique.

Il faut massivement investir dans la 'valorisation des énergies propres telles que le soleil, l'eau, la chaleur terrestre et le vent qui arrivent gratuitement en Suisse', a-t-il poursuivi. Il s'agit aussi de soutenir les projets visant une consommation d'énergie économe et efficace. Tous les domaines sont concernés: transports, bâtiments, économie.

Pour ce faire, la Confédération créera un fonds d'investissement. Elle devra l'alimenter au plus tard trois ans après l'acceptation de l'initiative par un versement annuel jusqu'en 2050 à hauteur de 0,5 à 1% du produit intérieur brut. Cela correspond à un montant compris entre 3,5 et 7 milliards de francs.

Financement plus équitable

Pour financer les projets de la Confédération, et cofinancer ceux du secteur privé, des cantons et des communes, il est nécessaire de disposer d'un fonds séparé du budget courant qui pourra s'endetter en dehors du frein à l'endettement, selon Roger Nordmann. Ce financement est ainsi plus juste qu'un financement par la taxation de l'énergie.

La contribution de la Confédération au fonds pourra être ajustée lorsque la Suisse aura atteint les objectifs climatiques nationaux et internationaux. Il a appelé à oser des investissements massifs à l'image de ce qui avait été réalisé dans les années 1960. A cette époque, la Suisse investissait 4% de son PIB dans le secteur de l'électricité. Cette part est tombée depuis 30 ans à 0,5%.

Transition pour nos enfants

'Nous devons accomplir ensemble la tâche du siècle', a relevé Mattea Meyer, co-présidente du PS. 'Il s'agit de savoir quelle planète nous laisserons à nos enfants'.

La transition énergétique est aussi créatrice d'emplois, a souligné Peppna Beeli, secrétaire politique chez Unia. Elle permet des formations initiales et continues dans des métiers d'avenir. Il manque aujourd'hui des milliers de spécialistes pour une économie durable.

/ATS
 

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