Le centre appelle les partis à discuter des sièges gouvernementaux

Leo Müller (PDC/LU) a appelé mercredi l'ensemble des partis à discuter de la représentation ...
Le centre appelle les partis à discuter des sièges gouvernementaux

Regula Rytz obtient peu de soutien de la part des autres partis

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

Les Vert'libéraux seront divisés pour l'élection de Regula Rytz et d'Ignazio Cassis. La candidate des Verts ne reçoit pas non plus l'appui du centre, alors que l'UDC souhaite que tous les membres du Conseil fédéral soient réélus.

Les élections d'octobre ont bouleversé les forces électorales mais il y a des règles selon lesquelles un ministre en place n'est pas renversé, a dit la cheffe du groupe des Vert'libéraux Tiana Moser. Aujourd'hui, la formule magique est assise sur un système quadripartite qui ne représente pas l'électorat au gouvernement. 'C'est pas bon pour la Suisse', a-t-elle déclaré.

Du point de vue comptable, la candidature des Verts est donc compréhensible et le PLR avec un deuxième siège est surreprésenté. Mais des arguments plaident aussi pour Ignazio Cassis: il est proeuropéen, représente le Tessin et ne devrait pas être écarté selon les règles qui préside à l'élection du gouvernement, a ajouté Mme Moser.

Leo Müller (PDC/LU) a lui appelé mercredi l'ensemble des partis à discuter de la représentation du Conseil fédéral à l'avenir dans l'intérêt du pays. 'Nous devons trouver un consensus.' La Suisse est un pays d'équilibre, de concordance et de stabilité. Et en signe de stabilité, le PDC, le PBD et le PEV rééliront les ministres en place.

Le refus de soutenir la candidate des Verts Regula Rytz n'est pas un non définitif, a souligné M. Müller. Après le résultat historique du parti écologique, il aurait fondamentalement droit à un siège au gouvernement. Mais 'la gauche serait aussi surreprésentée avec trois sièges', a précisé le Lucernois. Tout comme la droite est surreprésentée avec quatre sièges.

Stabilité = prospérité

La formule magique actuelle représente un large spectre de l'opinion politique et marche très bien, a estimé le chef du groupe PLR Beat Walti (ZH). La stabilité représente la base de la prospérité du pays.

Les libéraux-radicaux ne sont pas prêts à destituer un ministre en place. Selon Beat Walti, le PLR est encore un parti fort au Parlement et il est aussi bien représenté dans les cantons et les communes.

L'UDC ne veut rien changer

De son côté, l'UDC réélira tous les conseillers fédéraux au nom de la concordance, a annoncé mercredi matin le chef de groupe Thomas Aeschi (ZG). Le parti exclut tout à fait d'évincer un représentant de la minorité tessinoise au profit d'une deuxième Bernoise.

L'UDC se range derrière la concordance des quatre plus grands partis pour autant que les autres partis le fassent aussi, a précisé le Zougois. La question d'une éventuelle entrée des Verts au Conseil fédéral devra se régler dans quatre ans au plus tôt.

Seuls les socialistes ont annoncé rouler pour Mme Rytz. Ils ont annoncé réélire tous les autres conseillers fédéraux. Il est nécessaire de rééquilibrer la composition du Conseil fédéral pour qu'il soit plus représentatif, a souligné Roger Nordmann (PS/VD).

La population a donné un signal pour le recentrage de la politique avec un accent clair sur la lutte contre le réchauffement climatique, a estimé le chef du groupe PS. Le Conseil fédéral en place ne répond pas à ce souhait, puisqu'il ne représente que 68,9% des électeurs et donne une majorité à la 'droite dure'.

Le parti socialiste soutiendra donc Mme Rytz qui a 'le format pour être une excellente conseillère fédérale'. De plus, avec son élection, le Conseil fédéral représenterait 82,1% de l'électorat.

Mme Rytz obtient évidemment le soutien de son parti. 'L'ancienne formule magique a été dynamitée par les électeurs le 20 octobre', a déclaré mercredi le chef du groupe des Verts Balthazar Glättli avant l'élection du Conseil fédéral. Les Verts prennent sérieusement leur responsabilité en présentant Regula Rytz.

/ATS
 

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