Le groupe Celtus de la police de Lausanne a arrêté trois dealers

La brigade lausannoise des stupéfiants a mis la main cet été sur un total de 2,4 kg d'héroïne ...
Le groupe Celtus de la police de Lausanne a arrêté trois dealers

Le groupe Celtus de la police de Lausanne a arrêté trois dealers

Photo: Keystone

La brigade lausannoise des stupéfiants a mis la main cet été sur un total de 2,4 kg d'héroïne lors de deux saisies. Elle a procédé à l'arrestation de trois dealers albanais. Ces réussites sont l'oeuvre du groupe Celtus chargé du trafic de rues.

'C'est une saisie importante, ce n'est pas tous les jours que ça arrive', surtout pour le groupe Celtus qui intervient sur la rue, avec des flagrants délits, explique jeudi Olivier Gouaux, chef de la brigade des stups.

Grosse saisie

En juin, des agents ont interpellé dans un bus un ressortissant albanais de 25 ans qui cachait sur lui 150 grammes d'héroïne. Lors de la perquisition de son domicile clandestin, la police a découvert 1,3 kg d'héroïne, 1,5 kg de produit de coupage, 20 grammes de cocaïne et 70'000 francs.

Fin juillet, des policiers du groupe Celtus ont pu arrêter deux Albanais de 29 et 31 ans dans la rue et saisir 100 grammes d'héroïne. Au cours de la perquisition dans leur point de chute, les inspecteurs ont trouvé 900 grammes de cette drogue et 700 grammes de produit de coupage.

Millier de doses

Une fois coupé, ce total de 2,4 kg d'héroïne aurait représenté plus de 20'000 doses vendues pour plus de 400'000 francs, précise la police lausannoise. Les trois dealers se trouvent toujours en détention provisoire.

Après une période de très forte consommation, l'héroïne était en recul, par rapport notamment à une drogue dite 'festive' comme la cocaïne. Elle n'avait pas totalement disparu, mais il est vrai que l'on assiste à une nouvelle augmentation de sa présence depuis 3 ou 4 ans, note Olivier Gouaux.

Casser les réseaux

La brigade des stups lutte pour casser toute réimplantation de réseaux, tenus par des Albanais en général. Ce sont souvent des dealers établis à Genève qui veulent mettre la main sur le marché de Lausanne, ville sans aéroport qui est en bout de chaîne.

Les explications à cette recrudescence du trafic d'héroïne sont multiples. L'une d'entre elles tient sans doute à la chute de son prix. De 150 voire 200 francs le gramme il y a une dizaine d'années, on est passé à 120 francs pour 5 grammes aujourd'hui.

/ATS


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