La violence des jeunes freinée par le programme national de prévention

Même si la violence demeure répandue chez les jeunes en Suisse, elle a fortement reculé ces ...
La violence des jeunes freinée par le programme national de prévention

La violence des jeunes freinée par le programme national de prévention

Photo: Keystone

Même si la violence demeure répandue chez les jeunes en Suisse, elle a fortement reculé ces dernières années. Le programme national de prévention 2011-2015 n'y est certainement pas étranger, d'où la volonté des partenaires de poursuivre les mesures.

Les lésions corporelles, les brigandages et les extorsions ont largement diminué ces dernières années, relèvent des enquêtes menées auprès d’élèves de 9e année des cantons de Vaud et de Zurich. Il n'en demeure pas moins que près d’un jeune sur trois a été victime de violence au cours des 18 derniers mois, alors qu'un sur cinq admet avoir commis un acte de violence au cours de l’année.

Cette étude et de nombreuses autres données et expériences sont présentées et débattues jeudi et vendredi à Lugano, à l'occasion de la 3e Conférence nationale sur ce thème. Quelque 300 experts et représentants de la Confédération, des cantons et des communes évoqueront les mesures et stratégies de prévention, ont indiqué les organisateurs de la conférence jeudi devant les médias.

C'est bien en effet en matière de prévention de la violence que le programme quinquennal a permis de 'belles avancées', indique dans un communiqué l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS), responsable du dossier à la Confédération. Parmi les mesures à poursuivre, la prévention doit commencer le plus tôt possible, réclament les experts.

Des mesures ciblées à l’âge préscolaire permettent ainsi de prévenir des dérives. A l’école, la prévention du harcèlement, l’encouragement des compétences sociales et la création d’un bon climat scolaire font partie des mesures les plus porteuses.

Collaboration déterminante

Dans l’espace public, des succès ont été enregistrés grâce à une présence renforcée dans les zones à risque, des offres de loisirs structurées et des mesures visant à réduire la consommation d’alcool. De manière générale, la collaboration des acteurs des différents domaines – formation des parents, protection de l’enfance, école, animation jeunesse et police – est déterminante, souligne l'OFAS dans son communiqué.

Il est également important que les mesures préventives suivent l'évolution des actes de violence qui elle-même est plus facile à évaluer grâce au programme national. Il est ainsi apparu, selon les données collectées par l'OFAS, que les violences sexuelles sont de plus en plus exercées par des jeunes du même âge et que le harcèlement s’est déplacé sur Internet. Les discours haineux sont en hausse, tout comme les violences au sein des couples de jeunes.

Mise en réseau décisive

Si le Conseil fédéral a prévu d'abandonner son rôle de soutien au terme du programme national en 2015, laissant la prévention à la compétence des cantons, des villes et des communes, l'OFAS souligne l'efficacité d'une mise en réseau durable des acteurs à laquelle le programme national a contribué de manière décisive.

Celui-ci a aussi permis de donner les impulsions déterminantes à des stratégies de prévention de la violence aux niveaux communal et surtout cantonal, selon l'évaluation faite par l'OFAS. Encore plus concrètement, il a réussi à fournir aux responsables cantonaux et communaux de prévention de la violence juvénile des outils de haute qualité qui s'avèrent pertinents pour les groupes cibles, utiles à la pratique et conformes aux exigences scientifiques.

/ATS


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