Le syndic de Montreux s'explique sur ses notes de frais

Le syndic de Montreux, Laurent Wehrli, s'est fait rembourser pour environ 40'000 francs de ...
Le syndic de Montreux s'explique sur ses notes de frais

Le syndic de Montreux s'explique sur ses notes de frais

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

Le syndic de Montreux, Laurent Wehrli, s'est fait rembourser pour environ 40'000 francs de notes de frais en 2017. Ces factures sont en partie dues à des voyages à l'étranger, qui sont liés à sa fonction, dit-il.

Le conseiller national PLR s'est fait rembourser environ 40'000 francs en frais d'avion, hôtel et repas pour huit à dix voyages à l'étranger, révèle jeudi La Liberté. La somme inclurait aussi des déplacements en voiture entre Berne et Montreux. Elle a suscité des questions au sein de la commission des finances du Conseil communal.

Interpellé, l'élu 'comprend qu'on ait pu poser des questions dans le contexte actuel'. Mais il souligne que la commission des finances a finalement conclu que ces 'frais étaient justifiés'. Tous les municipaux touchent un forfait annuel de 9000 francs pour couvrir leurs dépenses sur la Riviera. Le reste passe par des notes de frais.

Il s'agissait de 'missions accomplies pour la commune', a-t-il précisé à Keystone-ATS. Pour un syndic de Montreux, il n'est pas inhabituel de faire entre huit et dix voyages par an, note-t-il. La municipalité est informée. 'Ces voyages peuvent être utiles pour Montreux. Je n'ai rien caché', ajoute-t-il.

A deux reprises, pour un voyage à Riyad et à Clarens (Afrique du Sud), il était accompagné de son épouse. Montreux compte une forte communauté du Moyen-Orient en résidence secondaire, qui désigne un doyen, explique-t-il. Ce dernier l'a invité avec sa famille. 'Si ma femme n'était pas venue, il ne pouvait pas prendre la sienne. Ce n'est plus la même relation'.

La directive communale sur les frais de déplacement sera toutefois révisée. Jusqu'ici, Laurent Wehrli avançait l'argent avec sa carte de crédit, puis il se faisait rembourser. 'Cela ne me pose aucun souci de formaliser plus. On fera tout par écrit', a-t-il ajouté.

/ATS
 

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