Le variant brésilien détecté pour la première fois en Suisse

La Suisse est désormais aussi touchée par le variant brésilien du coronavirus. Un premier cas ...
Le variant brésilien détecté pour la première fois en Suisse

Le variant brésilien détecté pour la première fois en Suisse

Photo: KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

La Suisse est désormais aussi touchée par le variant brésilien du coronavirus. Un premier cas a été détecté lundi. La propagation des mutations ne laisse pas espérer un assouplissement en dépit des demandes de l'économie.

Les variants constituent la principale préoccupation de la Task Force Covid-19. La Suisse a enregistré jusqu'ici 4411 cas, contre 2700 il y a une semaine, a indiqué mardi devant la presse Virginie Masserey. Un cas de variant brésilien a été identifié pour la première fois.

La cheffe du contrôle des infections de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) n'a pas pu en dire davantage: 'On est en train de clarifier d'où il est venu', a-t-elle déclaré. Sur les 4411 cas recensés, 1692 sont issus du variant britannique et 69 de la mutation sud-africaine. Pour le reste, il existe une mutation, mais sa lignée n'est pas claire.

Face à la hausse potentiellement exponentielle des nouveaux variants qui se profile pour mars, 'il faut accroître nos efforts plutôt que les réduire', a enchaîné le chef de la Task Force Martin Ackermann. Il n'a pas été possible jusqu'ici de freiner la propagation du variant britannique.

Lui plaide pour un renforcement des mesures pour endiguer le virus. Il y a de la marge, a-t-il relevé, la mobilité n'a diminué que de 10% et reste supérieure à celle du premier semi-confinement du printemps 2020. 'Toute la population doit tirer à la même corde', selon lui.

L'USAM veut une reprise le 1er mars

Une interprétation qui ne convainc pas les milieux économiques. Mardi, l'Union suisse des arts et métiers (USAM) est montée au créneau pour demander une réouverture de l'économie et de la société dès le 1er mars.

Chaque jour de fermeture supplémentaire entraîne des coûts et des souffrances immenses. 'La stratégie du confinement a échoué', selon le président de la faîtière, Fabio Regazzi. Les décisions du gouvernement ne sont pas fondées sur des faits, mais sur des modèles qui privilégient le pire scénario possible, a renchéri le directeur de l'association, Hans-Ulrich Bigler.

Grâce à une protection ciblée et à des mesures telles que la vaccination, les tests et le traçage des contacts, la liberté économique pourrait être à nouveau garantie, estime M. Regazzi. L'USAM demande des mesures d'accompagnement immédiates afin que les PME puissent rouvrir de manière ordonnée tout en minimisant le risque de contagion.

Indicateurs à la baisse

La Task Force est bien consciente des doléances des milieux économiques. Mais autant Martin Ackermann que Virginie Masserey ou Karim Boubaker, médecin cantonal du canton de Vaud présent mardi à Berne, tous ont réitéré leur appel à poursuivre les efforts pour freiner la pandémie malgré des indicateurs à la baisse.

Mardi, la Suisse enregistrait 1362 nouveaux cas en 24 heures, un nombre en baisse de 16% en une semaine. Le taux de positivité est lui passé de 8% à 6%. Le taux de reproduction était de 1, légèrement plus dans quatre cantons romands.

Les vaccinations évoluent bien dans tous les cantons, et de façon satisfaisante par rapport à d'autres pays européens, a indiqué Mme Masserey. 4,8% de la population est désormais vaccinée. Sur les 800'000 doses déjà reçues, 700'000 ont été livrées dans les cantons. La vaccination des personnes vulnérables devrait être achevée d'ici fin avril.

Interrogée sur l'utilité pour la Suisse d'avoir commandé 32 millions de doses de vaccin pour une population de 8 millions d'habitants, la responsable de l'OFSP a expliqué que l'idée était de diversifier les alternatives. Des incertitudes subsistent en effet quant aux propriétés exactes des différents produits, ainsi que sur d'éventuelles baisses de production.

Voyageurs disciplinés

Quant au nouveau régime pour entrer en Suisse depuis lundi, les voyageurs se tiennent bien aux nouvelles règles. Les douanes ont enregistré 217 cas où il manquait les données de contacts et seulement 26 tests PCR manquants, a indiqué Christian Bock, directeur de l'Administration fédérale des douanes (AFD).

Interrogé sur d'éventuels cas de falsifications, le directeur a répondu qu'il n'avait pour le moment pas connaissance de vaccins contrefaits repérés par les douanes suisses, ni de faux tests PCR.

/ATS
 

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