Les Chambres pas encore d'accord sur les gilets pare-balles

La nécessité d'équiper les 100'000 militaires de nouveaux gilets de protection divise encore ...
Les Chambres pas encore d'accord sur les gilets pare-balles

Les Chambres pas encore d'accord sur les gilets pare-balles

Photo: KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

La nécessité d'équiper les 100'000 militaires de nouveaux gilets de protection divise encore les esprits. Le Conseil des Etats a renoncé mercredi à de fortes coupes dans ce domaine. Mais il continue d'appuyer sur la pédale des freins et propose un compromis.

Le Conseil fédéral demande 377 millions pour un nouveau système d'habillement et d'équipement modulaire destiné à la troupe. Le nouveau système coûte environ 3000 francs par personne, près de la moitié de la somme servant à la protection corporelle balistique (gilets de protection).

Ce gilet existe en deux variantes, l'une d'une surface réduite pour les engagements au combat nécessitant une grande mobilité, l'autre avec une surface de protection maximale utilisée pour les missions de surveillance. Il devrait être distribué à la troupe dès 2022 pour une durée d'utilisation de 25 ans.

La Chambre des cantons avait toutefois émis des doutes, une partie de cet équipement risquant de ne pas être utilisé. Elle avait proposé de couper en deux la part du crédit destinée aux gilets et de la ramener à 99,6 millions. Le National n'a rien voulu savoir.

Les sénateurs ont en partie cédé. Ils proposent désormais de ne débloquer que 170 millions aux lieux des 199,2 millions demandés pour les gilets pare-balles. Cela revient à renoncer à la réserve de roulement de 15'000 équipements de protection, a expliqué le ministre de la défense Guy Parmelin. Et d'affirmer qu'il peut se rallier à ce compromis.

Armement

Le programme d'armement se monterait donc à 818,2 millions. Les autres achats ne sont pas contestés. Un crédit-cadre de 100 millions doit servir à compléter d'autres éléments de l'équipement existant de la troupe, par exemple pour des fusils d'assaut pour la sécurité militaire et des fusils de précision pour les forces spéciales.

La modernisation des hélicoptères de transport Cougar, engagés pour les transports de matériel et de la troupe, est devisée à 168 millions. Le Conseil fédéral demandait en outre 114 millions (radars secondaires) et 16 millions (radars primaires) pour la modernisation du maintien du système de surveillance de l'espace aérien Florako. Septante-trois millions sont prévus pour le remplacement de l'infrastructure au sol de radiocommunication aérienne.

Les deux Chambres ont par ailleurs déjà donné leur aval aux autres volets du message sur l'armée. Les crédits-cadres pour le matériel d'armée 2018 financent les études de projets, les essais et les préparatifs d'achats (150 millions), l'équipement personnel et le matériel à renouveler (420 millions) ainsi que les munitions (172 millions).

Immobilier

Une somme de 460,5 millions est prévue pour l'immobilier. Le Parlement a réduit de 2,5 millions, à 37,5 millions, le crédit pour la transformation de la place d'armes de Drognens (FR). Il a jugé les réserves trop élevées.

Le programme immobilier prévoit par ailleurs 53 millions pour l'adaptation d'installations de l'infrastructure au sol de radiocommunication aérienne, 39 millions pour la rénovation et la consolidation d'une installation militaire classifiée et 27 millions pour la transformation de la halle 4 de l'aérodrome de Payerne.

Le développement de la place d'armes de Wangen (BE) est devisé à 89 millions et l'agrandissement de l'infrastructure au Simplon (VS) à 30 millions. S'ajoutent 185 millions destinés à des projets de moins de 10 millions chacun. Il s'agira notamment de pallier la fermeture des sites de Fribourg, Lyss et Moudon.

Mise hors service

Pour la première fois, le message sur l'armée porte sur des mises hors service de systèmes d'armes importants. Le Conseil fédéral propose ainsi de se débarrasser de 27 avions de combat Tiger.

Dans le cadre de la mise hors service de l'artillerie de forteresse, les canons Bison et les lance-mines 12 cm restants ainsi que les infrastructures associées seront vendus, ou vidés et fermés. Le Conseil fédéral veut enfin liquider 162 obusiers blindés, 59 véhicules de transport à chenille et 106 chasseurs de chars.

/ATS
 

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