Les Suisses plus positifs sur l'immigration qu'en 2002

La population suisse juge de façon plus positive qu'en 2002 l'impact de l'immigration sur la ...
Les Suisses plus positifs sur l'immigration qu'en 2002

Les Suisses plus positifs sur l'immigration qu'en 2002

Photo: Keystone

La population suisse juge de façon plus positive qu'en 2002 l'impact de l'immigration sur la société, selon la dernière Enquête sociale européenne (ESS 2014). Pour une large majorité des sondés, religion et couleur de peau des migrants ne semblent pas importants.

Quelque 39% d'entre eux considèrent que les immigrés rendent la vie meilleure, contre 24% qui estiment le contraire. Accepter le mode de vie suisse et parler une langue locale sont les qualités que doit posséder un migrant pour demeurer dans le pays, d'après deux tiers des personnes interrogées.

Des différences d'attitude entre jeunes et vieux, entre haut et bas niveau de formation ont cependant été constatées, écrit l'European Social Survey (ESS) vendredi dans un communiqué. Si près de 80% des jeunes disposant d'un haut niveau de formation sont favorables à une immigration en provenance des pays non européens les plus pauvres, cette proportion diminue de moitié chez les personnes plus âgées et moins formées.

Criminalité

L'Enquête sociale européenne est menée dans une vingtaine de pays d'Europe depuis 2002. Elle étudie dans une perspective comparative les attitudes et comportements de la population. Les données de cette 7e édition ont été recueillies lors d'entretiens d'une heure en face-à-face, avec des individus de 15 ans et plus.

Pour les Européens, l'impact le plus négatif des migrations est la criminalité: 60% des personnes interrogées pensent que l'immigration favorise de tels problèmes. En Suisse, près de 64% des sondés se disent de cet avis.

Migrants d'Europe ou d'ailleurs

D'après les auteurs de cette étude biennale, Anthony Heath et Lindsay Richards, 'le regard de la population européenne sur les migrants venus d'Europe s'est légèrement amélioré depuis 2002'.

Mais leur rapport montre que parallèlement, la perception des migrants en provenance des pays non européens les plus pauvres s'est péjorée: alors qu'en 2002, 11% des personnes interrogées estimaient qu'aucun ressortissant de ces pays ne devrait être accepté, ce chiffre est monté à 20% en 2014.

Il convient toutefois de relever la légère augmentation de la part de répondants estimant que l'on devrait 'autoriser beaucoup de ces migrants à venir ici', souligne le communiqué de l'ESS.

/ATS


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