Les arbres poussent principalement dans l'obscurité

Les arbres poussent principalement la nuit, contrairement à une croyance largement répandue ...
Les arbres poussent principalement dans l'obscurité

Les arbres poussent principalement dans l'obscurité

Photo: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Les arbres poussent principalement la nuit, contrairement à une croyance largement répandue. Cette tendance s'explique essentiellement par l'humidité de l'air, qui est plus élevée la nuit que le jour, indique une étude menée par l'Institut fédéral de recherches WSL.

Les chercheurs ont récolté des données sur 170 arbres (hêtres, épicéas et d'autres espèces communes) dans toute la Suisse. Ils ont analysé plus de 60 millions de points de données enregistrés avec une résolution horaire durant jusqu'à huit ans sur la croissance en épaisseur des arbres.

Selon eux, l'humidité joue un rôle-clé: durant la journée, l'air sec limite considérablement la croissance du tronc, saut tôt le matin. En revanche, la nuit, l'air est suffisamment humide pour permettre à l'arbre de bien grandir.

'La plus grande surprise pour nous a été que les arbres parvenaient à pousser même sur un sol modérément sec, à condition que l'air soit suffisamment humide. A l'inverse, même sur des sols humides, la croissance est restée très faible lorsque l'air était sec', explique l'auteur principal de l'étude, Roman Zweifel, du WSL, cité dans un communiqué de l'institut publié lundi.

Forte transpiration

Dès que l'air devient plus sec, les arbres perdent temporairement plus d'eau par transpiration qu'ils ne peuvent en absorber par leurs racines. L'arbre tout entier est sous tension, le potentiel hydrique du tronc diminue et sa croissance s'arrête, quelle que soit la disponibilité en glucides.

'En d'autres termes: les arbres cessent de pousser avant que la photosynthèse ne soit inhibée', résume Roman Zweifel. Cela pourrait expliquer, par exemple, pourquoi les arbres dans des environnements plus secs stockent encore des glucides, mais ne poussent presque plus.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue spécialisée New Phytologist.

https://doi.org/10.1111/nph.17552

/ATS
 

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