Les dépenses sociales en Suisse ont augmenté de 3,3% en 2016

Les dépenses pour la protection sociale ont augmenté de 3,3% en 2016, pour atteindre un nouveau ...
Les dépenses sociales en Suisse ont augmenté de 3,3% en 2016

Les dépenses sociales en Suisse ont augmenté de 3,3% en 2016

Photo: KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT

Les dépenses pour la protection sociale ont augmenté de 3,3% en 2016, pour atteindre un nouveau plafond de 170 milliards de francs. Cela correspond à 20'300 francs par habitant. La part principale revient aux domaines de la vieillesse et de la maladie.

Les dépenses relatives à la vieillesse occupent le haut du classement (42%), suivies par celles liées à la maladie et aux soins de santé (31%). Loin derrière, l'invalidité (8,8%) complète le trio, selon les comptes globaux de la protection sociale publiés jeudi par l'Office fédéral de la statistique (OFS). Les domaines de l'aide économique (y compris l'aide sociale) et de l'asile représentent chacun moins de 2% des dépenses.

Ainsi, sur les 20'300 francs de dépenses par habitant, un peu plus de 8500 sont consacrés à la vieillesse, quelque 6300 à la santé et près de 1800 à l'invalidité. Environ 1200 francs vont aux familles et aux enfants. Le domaine du chômage reçoit 773 francs, celui de l'exclusion sociale 602 francs. Le secteur du logement ferme la marche avec 98 francs.

Cotisations sociales

Les prestations sociales par habitant sont plus élevées en Suisse qu'en moyenne européenne. Cependant, lorsqu'elles sont mesurées par rapport au PIB, la Suisse (26%) se situe en dessous de la moyenne européenne (28%), explique l'OFS.

Sur le Vieux Continent, les résultats varient toutefois d'une région à l'autre. Les prestations sont ainsi plus basses dans les pays d'Europe de l'Est ou du Sud tandis qu'elles sont généralement plus élevées dans les pays d'Europe de l'Ouest et en Scandinavie.

Les cotisations d'assurances sociales constituent la principale source de recettes. Deux tiers des 214 milliards de francs (2016) de recettes proviennent des cotisations sociales des employeurs (29,9%) et des personnes protégées - salariés, indépendants, rentiers (36,2%). Le reste provient de contributions publiques (23,7%) et d'autres recettes (10,2%).

/ATS
 

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