Les élèves suisses en grève pour le climat

Des milliers d'écoliers, apprentis et étudiants sont attendus dans la rue ce vendredi en Suisse ...
Les élèves suisses en grève pour le climat

Les élèves suisses en grève pour le climat

Photo: KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD

Plusieurs milliers d'écoliers, apprentis et étudiants ont défilé vendredi dans les rues de Suisse. Ils ont répondu à l'appel d'une 'grève du climat', destinée à réclamer des mesures politiques urgentes en matière d'environnement. Notre suivi en continu.

16h30: nouvelle action prévue le 2 février

Une nouvelle manifestation des jeunes Suisses en faveur du climat est programmée le 2 février, selon un tract diffusé vendredi dans les différents cortèges. Cette prochaine grève du climat est programmée dans huit villes, dont Lausanne, Genève, Fribourg et Neuchâtel en Suisse romande.

16h00: les Fribourgeois interpellent les politiques

A Fribourg, plus de 1000 jeunes se sont réunis dans une ambiance bon enfant sur la place Georges-Python, avant de rallier, par la rue de Lausanne, l'hôtel cantonal, siège du Grand Conseil fribourgeois. Des discours ont été prononcés aux deux endroits.

Les intervenants se sont chauffés la voix d'abord sur l'emblématique place du chef-lieu cantonal. Ils ont insisté sur 'l'urgence de la situation qui doit devenir une priorité politique', appelé à favoriser les transports publics et souligné la nécessité de consommer de manière responsable.

Sur le trajet du cortège, avec en tête une banderole portant l'inscription 'Chers politiques, nous serions à l'école si vous faisiez votre travail', les manifestants ont scandé 'Chaud, chaud, plus chaud que le climat' ou 'un, et deux, et trois degrés'. Leur idée est d'interpeller le Conseil fédéral et les Chambres fédérales.

15h30: beaucoup de monde aussi à Genève

Plus de 4000 jeunes sont descendus dans la rue à Genève, selon un décompte de la police. Collégiens et élèves du cycle ont pris d'assaut la Place Neuve, venant à vélo, à pied ou débarquant des bus des transports publics, a constaté une journaliste de Keystone-ATS sur place. De nombreuses pancartes ont été fabriquées pour l'occasion. Une grande banderole avec le slogan 'pour le climat face à l'Etat' a ouvert la marche.

Les jeunes sont passés de la rive gauche à la rive droite. Le parcours de la manifestation s'est terminé vers 15h30 à la Place des Nations. Le département genevois de l'instruction publique avait permis aux élèves de participer à cette action. Les mineurs devaient toutefois obtenir l'autorisation de leurs parents.

14h30: les étudiants biennois sont 'chauds'

A Bienne, quelque 300 gymnasiens et écoliers ont manifesté bruyamment. 'On est plus chaud, plus chaud que le climat,' ont scandé les jeunes. Après un rassemblement devant le gymnase français, les manifestants ont formé un cortège pour gagner la Place centrale. Sur les banderoles, l'on pouvait lire 'System change not climate change', 'Grève du climat Biel/Bienne' ou encore 'Les glaciers fondent, pas notre détermination.'

Les jeunes Jurassiens sont aussi descendus dans la rue pour faire entendre leurs revendications. Le rassemblement a débuté vers midi à Porrentruy devant le lycée cantonal. Les étudiants devaient ensuite prendre le train pour gagner Delémont où d'autres jeunes rejoindront le cortège pour rendre visible leur inquiétude pour l'avenir de la planète.

14h15: pas assez de place au Château de Neuchâtel

Près de 1500 jeunes neuchâtelois ont participé vendredi au mouvement, selon un décompte de journalistes sur place. Les manifestants se sont retrouvés à 13h00 à la place des Halles de Neuchâtel aux sons de 'Et 1, et 2, et 3 degrés' pour faire connaître leurs craintes face à l'évolution du climat.

Les lycéens ont fait preuve de créativité avec des banderoles où l'on pouvait notamment lire 'Make love, not CO2' ou 'On n'a pas de planète B'. De la place des Halles, les manifestants ont rejoint ensuite la Cour du Château de Neuchâtel - qui n'était d'ailleurs pas assez grande pour tous les accueillir.

Les grévistes ont déposé à la chancellerie d'Etat une résolution qui annonce aussi le lancement d'une motion populaire. 'On espère recueillir 1000 signatures en un mois', a déclaré à Keystone-ATS, Ana Ziegler, une des lycéennes chaux-de-fonnières qui a relayé le mouvement dans le canton.

14h00: Cesla Amarelle propose une rencontre

La conseillère d'Etat vaudoise Cesla Amarelle, en charge notamment de la formation et de la jeunesse, salue la mobilisation des élèves de son canton, et les invite à trouver avec elle des solutions pour l'avenir. 'Votre prise de conscience est essentielle', écrit-elle sur Twitter. 'Nous pouvons agir concrètement pour votre futur. Je vous invite à me rencontrer pour parler de ce qu'on peut faire ensemble dans le système de formation vaudois.'

13h15: troisième édition à Zurich

A Zurich, au moins 2000 élèves se sont rassemblés devant le bâtiment central de l'EPFZ. Le chiffre indiqué par les organisateurs est contesté par la police municipale qui n'a compté que quelques centaines de participants. Leur cortège a traversé la vieille ville pour se terminer sur les bords du lac.

Sur leurs banderoles, on pouvait notamment lire 'System Change, not Climate Change' ('Changement systémique, pas climatique'). Il s'agit de la troisième grève du climat organisée à Zurich après celles du 14 et du 21 décembre derniers.

La mobilisation a aussi touché les autres principales villes alémaniques, comme à Lucerne ou Aarau, où plusieurs centaines de manifestants ont été dénombrés.

12h30: plus de 8000 personnes à Lausanne

La forte mobilisation se confirme à Lausanne. La grève du climat a réuni plus de 8000 personnes dans la capitale vaudoise, selon un porte-parole de la police lausannoise, interrogé par Keystone-ATS. Partis à 10h30 de la gare, les manifestants se sont dirigés jusqu'à la place de la Riponne, où des activités sont programmées jusqu'à 16h00.

12h00: soutien de Jacques Dubochet

Le prix Nobel de chimie Jacques Dubochet a apporté son soutien aux grévistes, via notamment un billet dans le Journal de Morges de vendredi. 'Nos dirigeants sont vieux. Pour ce qui est du climat, ils sont encroûtés (...). Les jeunes ne peuvent pas attendre, c'est leur affaire, leur vie, ils ne la laisseront à personne', écrit le Vaudois.

'Ce n'est que le début', assure-t-il à propos de la grève de vendredi, avant de dire la confiance qu'il porte envers la nouvelle génération: 'J'ai confiance dans son intelligence, son imagination et dans la force de l'amour qu'elle porte en elle.'

11h00: forte mobilisation à Lausanne

Plusieurs milliers de jeunes en formation se sont rassemblés vendredi matin au centre de Lausanne pour la grève du climat. Ils ont attendu la pause de 10h00, bouclé leur sac à dos, embarqué leurs pancartes et quitté leur gymnase ou école professionnelle.

Réunis dès 10h30 près de la gare de la capitale vaudoise, les manifestants sillonnent le centre-ville en appelant à une société qui s'engage davantage en faveur de la protection de l'environnement.

'C'est pas demander la lune que de sauver la terre', 'Quand c'est fondu, c'est foutu', 'Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé' ou 'There's no planet B', peut-on notamment lire sur leurs affiches. Le cortège est parti peu avant 11h00 en scandant 'Non à la pollution, oui à l'écologie.' Sur le parcours, un dispositif policier a été mis en place.

10h00: mouvement national

D'ampleur nationale, la mobilisation se tient durant toute la journée dans 15 villes. Côté romand, les grévistes se sont notamment donné rendez-vous à Lausanne, Genève, Neuchâtel, Fribourg, Sion ou encore Bienne.

Les autorités scolaires ont globalement peu goûté à cette annonce de grève. Certains cantons et établissements ont promis d'appliquer la tolérance zéro pour ceux qui manqueront les cours, tandis que d'autres se sont montrés plus ouverts.

Initiée en Suède, la 'grève du climat' a connu sa première édition en Suisse le 14 décembre dernier à Zurich, où quelques centaines d'étudiants s'étaient réunis. Depuis, le mouvement a gagné en importance dans tout le pays, via notamment les réseaux sociaux, pour aboutir vendredi à la première grève au niveau national.

/ATS
 

Articles les plus lus