Les hôpitaux misent sur leurs propres outils d'évaluation des soins

L'évaluation de la qualité des prestations médicales et de la sécurité des patients en Suisse ...
Les hôpitaux misent sur leurs propres outils d'évaluation des soins

Les hôpitaux misent sur leurs propres outils d'évaluation des soins

Photo: Keystone

L'évaluation de la qualité des prestations médicales et de la sécurité des patients en Suisse doit rester en mains des hôpitaux et des cliniques. La branche développe en permanence de nouveaux outils de mesures, a rappelé lundi à Berne l'association faîtière H+.

Il est inutile de créer de nouvelles structures ou de nouvelles lois pour garantir la qualité, a déclaré son président Charles Favre. Le réseau en vigueur actuellement suffit. Il fait référence à un projet du ministre de la santé Alain Berset. Le Conseil fédéral souhaite créer un centre national pour coordonner les traitements médicaux en cours.

Vu la volée de bois vert dont a fait l'objet sa proposition, il pourrait bien revoir sa copie. 'Il fera des propositions avant la pause estivale', a indiqué à l'ats Nicole Lamon, porte-parole du Département fédéral de l'Intérieur, sans pouvoir en dire davantage.

Surveillés de près

'Nous avons plutôt besoin de moyens supplémentaires' pour renforcer nos instruments de mesures et poursuivre leur développement, a souligné Charles Favre. Car l'association H+ a ses membres à l'oeil.

Si des anomalies statistiques sont découvertes, des spécialistes d’autres hôpitaux sont appelés pour étudier les dossiers des patients. Ils identifient ensuite les failles, mais surtout les potentiels d'amélioration. Diagnostic, thérapie et traitement sont passés à la loupe.

Vingt et un hôpitaux participent actuellement à l'Initiative Médecine de qualité (IQM). A titre de comparaison, ils sont 221 en Allemagne, a relevé Werner Kübler, directeur de l'Hôpital universitaire de Bâle et vice-président de H+.

L’IQM examine les données des hôpitaux et des cliniques participants, au moyen de quelque 250 indicateurs, tels que le taux de mortalité après un infarctus ou les taux de complications.

Mais pas public

Les résultats de ces procédures ne sont pas rendus publics. Ce sont des 'rapports structurels' mis à disposition des établissements épinglés. Si un hôpital refuse de collaborer, il risque néanmoins l'expulsion de l'Association nationale pour le développement de la qualité dans les hôpitaux (ANQ), a expliqué Werner Kübler.

Outre l'Initiative Médecine de qualité, H+ a également signé 'un contrat de qualité national' de l'ANQ. Elle coordonne et réalise des mesures de la qualité dans les soins somatiques aigus, la réadaptation et la psychiatrie.

/ATS


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