Les huit jours ne sont pas importants, au contraire de la protection des salaires

Johann Schneider Ammann vient de reprendre les rênes du dossier de l'accord-cadre entre la ...
Les huit jours ne sont pas importants, au contraire de la protection des salaires

Les huit jours ne sont pas importants, au contraire de la protection des salaires

Photo: KEYSTONE/MARCEL BIERI

Johann Schneider Ammann vient de reprendre les rênes du dossier de l'accord-cadre entre la Suisse et l'Union européenne. Si le ministre promet d'oeuvrer pour conserver le niveau de protection des salaires, il estime que les 'huit jours ne sont pas importants'.

Force est de constater que la règle des huit jours 'répondait à une logique précise à l’époque où elle a été adoptée: chaque jour correspondait à une étape du processus', affirme mercredi le conseiller fédéral dans les colonnes du Temps. Aujourd’hui tout peut se faire via une application numérique. La durée n'est donc pas importante. Ce qui l'est en revanche, plaide-t-il, 'c’est de maintenir ce niveau de protection en utilisant les possibilités du numérique'.

Les mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes sont le principal point d'achoppement des négociations. Les Européens s'insurgent surtout contre cette règle dite des huit jours qui oblige les entreprises européennes à annoncer une semaine à l'avance leurs missions en Suisse et à s'acquitter d'une caution. Ils souhaitent que Berne les abandonne au profit de la nouvelle directive européenne sur les travailleurs détachés.

'Je me suis mis à disposition pour tenter de trouver une solution car j’ai une longue expérience du partenariat social. Cette solution ne sera pas uniquement suisse, elle sera européenne', promet-il. Avant de relever que le délai pourrait être un peu court: 'je ne sais pas si nous trouverons cette solution d’ici à fin août, comme cela a été prévu'.

Le Conseil fédéral a décidé au début du mois de juillet de consulter les cantons et les partenaires sociaux. Le Département de l'économie organisera les discussions cet été avec le Département des affaires étrangères et celui de justice et police.

/ATS
 

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