Les jours joker sont utilisés une fois par an dans le canton de Fribourg

A la demande du Grand Conseil, quatre demi-jours de congé supplémentaires, dits jours joker ...
Les jours joker sont utilisés une fois par an dans le canton de Fribourg

Les jours joker sont utilisés une fois par an dans le canton de Fribourg

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

A la demande du Grand Conseil, quatre demi-jours de congé supplémentaires, dits jours joker, ont été mis à disposition des élèves de la scolarité obligatoire fribourgeoise depuis août 2022. La majorité des demandes a permis d’anticiper ou de prolonger les vacances.

Le 80% des demandes a porté sur une journée. Un peu moins de 18'000 demandes ont été enregistrées pour les 40’000 élèves que compte l’école obligatoire fribourgeoise, révèle la Direction de la formation et des affaires culturelles du Canton de Fribourg (DFAC), dans un communiqué de presse, lundi.

Cette première évaluation a été réalisée en juillet 2023 par les services de l’enseignement obligatoire grâce à un questionnaire envoyé aux directions. Cent établissements sur 116 ont répondu – 77 écoles primaires et tous les cycles d’orientation (23), ce qui correspond à un taux de retour de 86%.

Différences régionales

Si 10% des jours joker sont pris de façon totalement isolée, 90% des jours joker sont utilisés juste avant ou juste après une période de congé (anticipation ou prolongement de vacances ou de jours fériés).

Des différences entre le primaire et le secondaire 1 ainsi qu’entre les régions linguistiques sont constatées. Le pourcentage d’utilisation des jours joker se monte à environ 17% au primaire germanophone et 9% au primaire francophone. Pour le secondaire 1, il s’approche de 41% du côté germanophone et s’élève à environ 22% du côté francophone. 'Cet écart s’explique sans doute par le fait que la plupart des cantons germanophones connaissent déjà les jours jokers depuis plusieurs années', estime de DFAC.

Changements de dernière minute

La majorité des directions d’école estime que le travail généré par l’introduction des jours joker est peu conséquent, sachant que cette tâche est très régulièrement déléguée aux enseignants. Par contre, la gestion des évaluations manquées par les élèves et leurs rattrapages est perçue comme une difficulté, notamment en fin d’année scolaire. Plusieurs directions d’école notent également que le délai d’une semaine n’est pas toujours respecté et qu’en cas de mauvais temps les parents demandent l’annulation du jour joker.

Par ailleurs, l’importance du rattrapage des matières vues durant l’absence de l’élève et dont la responsabilité incombe aux parents n'est pas toujours bien comprise. Les services de l’enseignement obligatoire proposeront prochainement quelques ajustements afin que la liberté offerte aux parents par rapport à l’obligation de présence des élèves à l’école ne nuise pas au bon climat et classe et aux apprentissages.

/ATS
 

Actualités suivantes