Les médecins hospitaliers toujours plus occupés par l'administratif

Les tâches administratives représentent une part toujours plus importante du travail des médecins ...
Les médecins hospitaliers toujours plus occupés par l'administratif

Les médecins hospitaliers toujours plus occupés par l'administratif

Photo: KEYSTONE/GAETAN BALLY

Les tâches administratives représentent une part toujours plus importante du travail des médecins hospitaliers. Selon une étude de l'institut gfs.bern, ces derniers ne consacrent plus que 34% de leur journée aux activités proches des patients.

La tendance se poursuit. Les tâches en lien avec la documentation des patients occupent désormais 20% du pensum des médecins hospitaliers en soins somatiques aigus, soit 119 minutes par jour, selon les indications fournies par 1572 médecins de juin à juillet 2019, indique la Fédération des médecins suisses (FMH) dans un communiqué publié lundi.

En 2018, ces médecins déclaraient consacrer 112 minutes de leur journée de travail à la documentation, alors qu'en 2011 ils n'en consacraient encore que 86 minutes, relève la FMH. Dans le domaine de la réadaptation, la situation est similaire, avec 118 minutes réservées quotidiennement en moyenne au travail administratif.

Les médecins-assistants sont les plus accaparés par cet aspect du travail hospitalier. Ils disent en effet employer 167 minutes quotidiennement pour la documentation.

Stress en hausse

La FMH juge que l'augmentation de la charge administrative est l'une des raisons expliquant la baisse de la satisfaction des médecins au travail observée ces neuf dernières années. Celle-ci reste cependant à un niveau élevé, avec 80% des médecins en soins somatiques aigus et en psychiatrie et 70% en réadaptation qui sont encore 'très' ou 'plutôt satisfaits' de leur travail. Plus de 90% des médecins trouvent en outre leur travail intéressant, toujours selon l'étude de gfs.bern.

La proportion de médecins qui déclarent souffrir 'très souvent' ou 'souvent' de stress est également en nette augmentation, note encore le communiqué. En soins somatiques, ce pourcentage est passé de 40% en 2012 à 60% aujourd'hui.

/ATS
 

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