Les partis ont de la peine avec la protection des données

Les partis ont eu certaines difficultés en matière de protection des données dans la période ...
Les partis ont de la peine avec la protection des données

Les partis ont de la peine avec la protection des données

Photo: KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

Les partis ont eu certaines difficultés en matière de protection des données dans la période précédant les élections fédérales. Adrian Lobsiger, préposé fédéral à la protection des données, a dû intervenir à plusieurs reprises et demander des corrections.

Dans un entretien accordé à la NZZ am Sonntag, le préposé fédéral à la protection des données et à la transparence souligne que seuls quelques partis se sont conformés dès le départ à la réglementation sur la protection des données.

Voilà pourquoi il est intervenu à plusieurs reprises durant la campagne électorale pour demander aux partis de corriger des entorses à la protection des données. Cela s'est produit entre cinq et dix fois.

Un guide adopté en décembre dernier avec les délégués cantonaux à la protection des données, un questionnaire de rappel diffusé en juin, ainsi que des reportages dans les médias sur la question, ont toutefois amené les partis à respecter ces règles en fin de campagne.

Numéros collectés

Adrian Lobsiger n'a toutefois pas constaté la violation la plus grave durant la campagne électorale, mais plutôt avant le vote sur l'initiative pour l'autodétermination, en novembre 2018. Un parti avait chargé une agence de recueillir des numéros de téléphone portable.

Concrètement, on avait demandé à certaines personnes de donner les numéros de leurs amis. L'agence leur avait ensuite envoyé des recommandations de vote par SMS. L'expéditeur n'était cependant pas identifiable comme étant une agence, mais comme l'un des amis en question.

'C'était une violation flagrante de la protection des données. Si nous n'étions pas intervenus, le parti aurait très probablement procédé de la même manière pendant la campagne électorale', estime M. Lobsiger.

Pas d'intervention

Ce dernier s'est toutefois abstenu de formuler des recommandations durant la campagne électorale. Le grand public aurait probablement perçu cela comme une intrusion du préposé à la protection des données dans la campagne et les élections, estime-t-il.

Il n'est pas non plus du ressort de la protection des données de se prononcer sur la véracité d'informations factuelles, ou de savoir si elles sont manipulatrices ou non. 'De telles décisions dégénèrent rapidement en censure et restreignent les libertés fondamentales des citoyens'.

/ATS
 

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