M. Cassis a tourné casaque sur le milliard de cohésion (M. Levrat)

C'est Ignazio Cassis qui a proposé au Conseil fédéral de verser 1,3 milliard de francs à l'UE ...
M. Cassis a tourné casaque sur le milliard de cohésion (M. Levrat)

M. Cassis a tourné casaque sur le milliard de cohésion (M. Levrat)

Photo: KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

C'est Ignazio Cassis qui a proposé au Conseil fédéral de verser 1,3 milliard de francs à l'UE, revenant sur ses dires d'avant son élection, d'après le président du PS Christian Levrat. Son parti, le PLR, est prêt à suivre, mais pas sans condition, dit sa présidente.

Le président du Parti socialiste se dit sûr que le Parlement donnera son feu vert au versement à l'Union européenne du milliard de cohésion. Ignazio Cassis s'est bien laissé convaincre en deux semaines, alors qu'il s'y était déclaré opposé durant la campagne précédant son élection au Conseil fédéral, affirme Christian Levrat dimanche dans le SonntagsBlick.

On ne peut pas imaginer que le gouvernement ait pu prendre une telle décision sans l'accord de son ministre des affaires étrangères. Ce dernier est désormais confronté à la réalité et prend des responsabilités, ajoute le Fribourgeois qui se dit 'très reconnaissant' envers le Tessinois.

Dans l'interview, Christian Levrat s'exprime aussi sur l'initiative parlementaire de l'UDC exigeant que ce milliard de cohésion soit soumis au référendum facultatif. 'C'est en février lors du vote de la loi sur l'aide aux pays de l'Est que l'UDC aurait dû saisir le référendum, mais le parti a alors dormi', commente le socialiste.

Des conditions

Lui-même ne ferme toutefois pas la porte à l'idée d'une votation. Et il est certain que le peuple suisse acceptera le versement à l'UE de ce milliard de cohésion. A condition que le Conseil fédéral dise enfin les choses clairement et explique pourquoi ce versement est dans l'intérêt de la Suisse, précise le président du PS.

Parti d'Ignazio Cassis, le PLR pose aussi ses conditions pour soutenir le milliard de cohésion. Sa présidente Petra Gössi veut que Berne fasse peser ce geste comme poids dans la balance des négociations avec l'UE, dit-elle dans des interviews à la Zentralschweiz am Sonntag et à l'Ostschweiz am Sonntag.

Concrètement, elle souhaite consolider la voie bilatérale. La Suisse a pour cela besoin de rapports normalisés et durables avec l'UE, dit-elle. Il s'agit aussi de supprimer la clause guillotine. Celle-ci prévoit que la dénonciation d'un seul accord signifie la fin du premier paquet des accords bilatéraux. Elle paralyse l'ensemble de la politique européenne, selon Petra Gössi.

/ATS
 

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