Plan financier confirmé à Lucerne malgré les protestations

Le parlement lucernois a confirmé lundi les mesures d'économies prévues pour les années 2018 ...
Plan financier confirmé à Lucerne malgré les protestations

Plan financier confirmé à Lucerne malgré les protestations

Photo: Keystone

Le parlement lucernois a confirmé lundi les mesures d'économies prévues pour les années 2018 à 2020 et la hausse du coefficient d'impôt. Conseillers d'Etat et députés ont été accueillis par les sifflets de centaines de manifestants.

La manifestation était organisée par 'l'Alliance pour la qualité de vie' qui rassemble des partis politiques, des organisations de défense du personnel, ainsi que des associations sociales et culturelles. Pour l'alliance, ces mesures d'économies sont 'très dangereuses'.

Les députés ne se sont pas laissé impressionner. En deuxième lecture, ils ont largement suivi les propositions du gouvernement, qui vise pour les années 2017 à 2019 à réduire les dépenses de 300 millions de francs et augmenter les recettes de plus de 230 millions. D'ici 2020, les frais de personnel doivent diminuer de 2,5% (-15,4 millions de francs).

Hausse des impôts

Pour atteindre ces objectifs, l'exécutif veut augmenter les impôts en faisant passer le coefficient de 1,6 à 1,7. Il devrait être ramené à 1,65 dès 2019. Pour 2017, la hausse de la fiscalité devrait engendrer une augmentation des recettes d'environ 60 millions de francs.

Lors du débat d'entrée en matière sur le budget, tous les groupes, à l'exception de l'UDC, se sont déclarés favorables à la hausse des impôts. Il n'y a pas d'autre solution pour augmenter les recettes, ont-ils déclaré. Ils ont aussi rejeté une demande de renvoi du budget au gouvernement.

Référendum de l'UDC

L'UDC a déjà décidé de lancer le référendum contre la hausse du coefficient d'impôt. Le canton ne disposera donc pas d'un budget 2017 avant la votation prévue en mai.

Le PDC, le PLR et le PS avaient trouvé un compromis sur le budget: ils acceptaient la hausse de la fiscalité mais s'opposaient à certaines mesures d'économies ces prochaines années. Le PS estime toutefois que certaines mesures ne sont pas acceptables, comme l'augmentation de la durée du temps de travail pour les employés de l'Etat ou la diminution du soutien financier à des institutions culturelles.

Malgré le soutien des Verts, les socialistes ne sont pas parvenus à renverser la vapeur ou à limiter dans le temps ces mesures. Le Grand Conseil n'a que peu dévié de la ligne gouvernementale. L'exécutif avait déjà obtenu du parlement un assouplissement temporaire du frein à l'endettement.

Lors de la première lecture sur les mesures d'économies en novembre, les députés ont approuvé dans les grandes lignes le paquet que leur a présenté le gouvernement. Les communes menaçant de lancer un référendum, les élus leur ont toutefois épargné des mesures qui leur auraient coûté 70 millions de francs.

/ATS


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