Patients forcés à tester des médicaments à Lucerne

Des patients ont été forcés à participer à des tests de médicaments entre 1950 et 1980 dans ...
Patients forcés à tester des médicaments à Lucerne

Patients forcés à tester des médicaments à Lucerne

Photo: KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

Des patients ont été forcés à participer à des tests de médicaments entre 1950 et 1980 dans la clinique psychiatrique de St. Urban (LU). Aucune norme légale n'a toutefois été violée.

Il n'y avait à l'époque aucune loi et aucune directive interne concernant les essais de médicaments, a indiqué jeudi le gouvernement lucernois après la publication d'un rapport de 46 pages. L'exécutif avait ordonné une enquête après avoir appris les faits.

La clinique a opéré selon les standards de l'époque, souligne le rapport. L'analyse de 2000 dossiers a montré que le personnel de la clinique a persuadé les patients de participer aux tests. En cas de refus, certains malades ont été forcés.

Pas de décès

Peu de cas d'effets secondaires à la prise des médicaments testés ont été constatés. Aucun cas de décès n'a été découvert par les auteurs de l'enquête. Il n'existe aucun document faisant état d'éventuels flux financiers provenant d'entreprises pharmaceutiques.

Le développement de médicaments à but psychiatrique a débuté dans les années 1950. Les tests avaient pour objectif d'améliorer les traitements.

Intolérable aujourd'hui

Le chef du département lucernois de la santé Guido Graf a fait part de ses regrets pour les cas de patients forcés à tester des médicaments. Aujourd'hui, de tels agissements seraient intolérables. Il faut toutefois examiner le rapport à la lumière des pratiques de l'époque.

D'autres affaires similaires ont été révélées ces dernières années. La clinique psychiatrique à Bâle a procédé à des essais de médicaments qui n'étaient pas encore homologués sur des patients entre les années 1950 et 1970. Des scientifiques ont également examiné les essais de médicaments sur plus de 1600 patients de la clinique psychiatrique de Münsterlingen (TG) à partir des années 1950.

/ATS
 

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