Peine définitive après l'assassinat de son épouse

Le Tribunal fédéral a rejeté le recours d'un Afghan qui avait tué sa femme de 56 coups de couteau ...
Peine définitive après l'assassinat de son épouse

Peine définitive après l'assassinat de son épouse

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Le Tribunal fédéral a rejeté le recours d'un Afghan qui avait tué sa femme de 56 coups de couteau en novembre 2015. La peine de 18 ans de réclusion pour assassinat, prononcée par la justice argovienne, est définitive.

Le recourant contestait la qualification d'assassinat et la durée de la peine. Dans un arrêt publié lundi, le Tribunal fédéral juge convaincante l'argumentation de l'instance précédente qui l'a amenée à retenir l'absence de scrupules et donc l'assassinat.

La justice argovienne avait évoqué la brutalité extrême du recourant qui avait étranglé, battu et lardé de coups de couteau son épouse. Cette dernière avait agonisé plusieurs minutes en se vidant de son sang. Dans ces conditions, il est compréhensible, selon le Tribunal fédéral, que l'instance précédente ait évoqué un 'crime brutal et abominable à l'extrême'.

De même, les juges de Mon Repos estiment que la durée de la peine est fondée sur une argumentation complète et convaincante. Leurs collègues argoviens ne semblent pas avoir été influencés par des critères extérieurs à l'affaire ou qu'ils aient dépassé la marge d'appréciation qui leur est laissée.

Nombreuses disputes

Les faits remontent au 4 novembre 2015. Ce matin-là, une énième dispute éclate entre le meurtrier et sa victime dans l'appartement familial. Les enfants alors âgés de 11, 9 et 6 ans se trouvent à l'école.

L'homme bat, puis étrangle son épouse avant que celle-ci ne s'enfuie dans le jardin. Son mari la poursuit avec un couteau de cuisine et la rattrape. Il lui assène 56 coups au visage, à la nuque, au cou, au torse, à la cuisse et à la main.

Alertée par un voisin qui a surpris la scène, la police découvre la femme, elle aussi de nationalité afghane, morte dans le jardin. La victime a succombé à ses graves blessures après s'être vidée de son sang. Le mari est arrêté sans opposer de résistance.

Un homme mal intégré

La police avait déjà dû intervenir plusieurs mois avant le drame. Le mari avait menacé de tuer une voisine avec un couteau. Durant l'enquête, la fille du couple avait témoigné des violences subies par sa mère.

Le couple et leurs trois enfants étaient arrivés en Suisse en 2011. Leur demande d'asile avait été refusée mais la famille avait été admise à titre provisoire pour des raisons humanitaires. Alors que la femme et les enfants étaient bien intégrés, tel n'était pas le cas de l'accusé. (arrêt 6B_943/2018 du 17 janvier 2019)

/ATS
 

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