Prix Pfizer en infectiologie à deux collaborateurs de SolidarMed

Le Prix Pfizer de la recherche en infectiologie honore cette année une ONG, SolidarMed. Deux ...
Prix Pfizer en infectiologie à deux collaborateurs de SolidarMed

Prix Pfizer en infectiologie à deux collaborateurs de SolidarMed

Photo: Solidarmed

Le Prix Pfizer de la recherche en infectiologie honore cette année une ONG, SolidarMed. Deux collaborateurs de cette oeuvre d'entraide suisse au Lesotho, Josephine A. Muhairwe et Isaac K. Ringera, sont récompensés pour une étude sur la lutte contre le virus du sida.

L'étude en question a été réalisée en collaboration avec l'Institut tropical et de santé publique suisse (Swiss TPH) dans des régions reculées et montagneuses du Lesotho. Elle a été publiée en mars 2018 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), a indiqué jeudi SolidarMed, l'Organisation suisse pour la santé en Afrique.

Au Lesotho, un quart de la population adulte est infectée par le VIH, mais de nombreuses personnes l'ignorent et ne sont donc pas traitées. L'éloignement des centres de santé ne favorise pas non plus l'observance et bon nombre de patients renoncent à prendre leur traitement ou l'abandonnent en cours de route.

L'équipe de Niklaus Labhardt, du Swiss TPH à Bâle, a testé une nouvelle méthode avec SolidarMed, dont il est également le président. Entre février et septembre 2016, elle a mené une campagne dans 60 villages isolés et dans une ville du nord du Lesotho à forte prévalence de la maladie.

Tous les ménages visités

Tous les ménages ont été visités, et 11'149 personnes ont fait un test VIH volontaire instantané. Chez 441 d'entre elles, il s'est avéré positif. Contrairement aux pratiques habituelles, ces personnes ont reçu immédiatement toutes les informations sur le traitement antirétroviral ainsi que les médicaments nécessaires pour un mois.

Résultats: trois mois après le test, 69% des patients suivaient la thérapie, contre 43% lors de précédentes campagnes. Et un an après le début du traitement, le virus n'était plus détectable dans le sang de la moitié des patients. Auparavant, ce chiffre ne dépassait pas un tiers.

'Avec cette stratégie, nous atteignons également des personnes infectées par le VIH habitant des régions rurales reculées et qui ne se font pas tester ni soigner', explique le Pr Labhardt, cité dans un communiqué de SolidarMed.

Josephine A. Muhairwe, d'origine ougandaise, est coordinatrice de l'organisation au Lesotho. Le Kényan Isaac K. Ringera a coordonné de l'étude et est notamment responsable de la gestion des données, du suivi des patients et de l'actualisation des références cliniques.

/ATS
 

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