Procès d'un couple accusé de négligence dans l'incendie en vieille-ville de Steckborn (TG)

Moins de trois ans après l'incendie qui a ravagé une partie du vieux bourg de Steckborn (TG) ...
Procès d'un couple accusé de négligence dans l'incendie en vieille-ville de Steckborn (TG)

Procès d'un couple accusé de négligence dans l'incendie en vieille-ville de Steckborn (TG)

Photo: KEYSTONE/KANTONSPOLIZEI THURGAU/KANTONSPOLIZEI TG

Moins de trois ans après l'incendie qui a ravagé une partie du vieux bourg de Steckborn (TG), un couple de quadragénaires comparaît devant la justice thurgovienne en raison de sa négligence. La batterie en feu d'une auto télécommandée avait entraîné l'énorme sinistre.

Les faits remontent au mois de décembre 2015. La vieille-ville de la commune de Steckborn est alors victime d'un incendie qui ravage six bâtiments en pleine nuit. Les dégâts atteignent 12 millions de francs. Les prévenus ont, eux-mêmes, perdu leur logement et leurs biens dans les flammes.

Chargeur laissé sans surveillance

L'enquête a établi que la batterie d'une auto télécommandée, appartenant aux accusés, et le chargeur au polymère de lithium, qu'ils utilisaient sont à l'origine des flammes. Laissé sans surveillance en plein chargement durant la nuit, le chargeur a provoqué une surcharge de la batterie, ce qui a entraîné sa surchauffe et finalement bouté le feu.

Face au Tribunal de district de Frauenfeld, l'homme de 48 ans et son épouse de 47 ans ont confirmé lundi le déroulement des faits présentés par le Ministère public. Le mari a d'abord activé la recharge de la batterie dans la cuisine de l'appartement, avant que son épouse ne déplace le chargeur avec la batterie pour le rebrancher dans le dressing. C'est là que le feu a pris dans la nuit.

Déjà suffisamment punis?

Le Ministère public reproche au couple sa négligence: comme l'indique une inscription sur la batterie, il n'aurait pas dû laisser la recharge sans surveillance. Il accuse même le co-accusé d'avoir causé un danger en amenant l'auto télécommandée, sa batterie et son chargeur dans l'appartement.

Le Ministère public réclame une peine pécuniaire avec sursis pour chacun des deux accusés: 30 jours-amende à 30 francs, assortis d'une amende de 600 francs pour le mari et 10 jours-amende à 30 francs ainsi qu'une amende de 300 francs pour son épouse. Il laisse toutefois la Cour libre de juger si la perte des biens subie est suffisamment grande pour lui éviter une peine pénale.

Pas au courant des dangers

S'exprimant en néerlandais, le mari a répliqué qu'il n'était pas au courant des dangers des chargeurs au polymère de lithium. Il ne pensait pas mal faire, mais simplement utiliser un chargeur comme un autre.

Il n'a en outre pas lu l'inscription sur la batterie en raison de problèmes de vue et de sa non-maîtrise de l'allemand. Son épouse a elle aussi admis que la recharge de la batterie de ce 'jouet' ne l'avait pas davantage préoccupée.

/ATS
 

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